Les Amis de Guirobe

Les Amis de Guirobe

J-3 Compte rendu complet Voyage 2017

VOYAGE Janvier Février Mars 2017

MAROC – MAURITANIE –SENEGAL – GUINEE CONAKRY

Sur les 9 équipages qui avaient décidé de nous accompagner pour ce voyage, 3 équipages pour des raisons personnelles ont déclaré forfait avant la réunion de préparation que nous avons organisée en Limousin avec les 6 équipages restants :  Murielle et Marc, Claire et Jean Louis, Evelyne et Jean Jacques, Christiane et Serge, Monique et Fernand et Gilles.

Des sous-groupes se sont formés.   2 équipages sont partis en décembre 2016 pour passer les fêtes de fin d’année au Maroc.  Nous avons retrouvé Monique et Fernand à l’aire de CC d’Ondres avant la traversée de l’Espagne. Claire et Jean-Louis nous ont retrouvé à Algésiras. Christiane et Serge nous ont retrouvé après Tanger. Gilles est passé après notre départ par Limoges prendre les colis de l’association dans sa remorque et nous a retrouvés du côté de Tarfaya au Maroc. C’est à Barbas, dernière étape au Maroc que nous avons retrouvé les 2 équipages partis en décembre. Au fil du voyage, chacun a pu suivre selon ses affinités ses amis. L’ensemble des voyageurs s’est retrouvé le 28 janvier pour découvrir le village de Guirobé.

Après une descente rapide de l’Espagne et une traversée du détroit de Gibraltar, nous débarquons au Port de Tanger Méditerranée.

 

                                                   MAROC

Lundi 09 janvier au Mardi 17 janvier.

 

Camping Moulay Bousselham, 170 kms jour. N34 52.473 W6 17.269

Bivouac environ de Casablanca, 240 kms jour.

Aire CC Oualydia, 160 kms jour. N32 43.960 W9 02.084

Bivouac Imourane, 340 kms jour. N30 30.650 W9 40.871

Camping Fort Bou Jerif (Guelmin) 240 kms N29 04.896 W10 19.894. A partir du sud Maroc prévoir de nombreuses fiches de contrôle routier, pendant tout le voyage, nous en avons distribué au moins 80 !!!

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Bivouac Tarfaya. 379 kms jour. N27 56.363 W12 55.281

Camping Sahara Line Boujdour, 280 kms jour. N26 07.930 W14 29.720

Bivouac aire CC avant Dakhla, 320 kms jour. N23 54.141 W15 47.233

Sortie Maroc Entrée Mauritanie visa 55 € par personne.

Pas besoin de prendre d’assurance à la frontière, nous avons l’assurance Monde Allianz qui nous servira également pour le Sénégal et la Guinée Conakry.

Le No Mans Land, passage entre les 2 frontières est maintenant goudronné sur la moitié environ 4 kms. La position est surveillée et contrôlée par les forces de l’ONU. Le reste du passage, 4 kms est toujours un peu compliqué pour les camping-cars 2x4, pas assez de garde au sol et risque d’ensablement. Il faut suivre des traces existantes en choisissant les moins sablonneuses et viser le drapeau du poste frontière de la Mauritanie. Tout se passe bien pour l’ensemble des Camping-cars

 

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                                            MAURITANIE

 

Mardi 17 janvier au Jeudi 19 janvier

 

Bivouac sortie frontière Mauritanie, 310 kms jour. N21 19.939 -W16 56.779

 

Bivouac 100 kms avant Nouakchott au contrôle de Gendarmerie, 334 kms jour.

 

 N18 59.514 -W16 11.271

 

Nous quittons la très mauvaise route de Rosso pour rejoindre Keur Macène. Fini le goudron, nous prenons la piste qui mène à la digue. Nous longeons le Fleuve Sénégal et le parc de Diawling, direction le barrage de Diama. Poussière et tôle ondulée sont au menu mais vite oubliées lorsque nos regards se posent sur la faune et la flore rencontrées sur notre chemin. Nous longeons le parc du Djoudj que nous visiterons fin mars lors de notre retour.

 

Parc Diawling 2000 UM par personne (6 €)

 

Taxe communale 500 UM par véhicule (1.5 €)

 

Sortie Mauritanie – Entrée Sénégal par le barrage de Diama.

 

Passage Barrage 4000 FCFA par véhicule (6 €)

 

 

 

                                                 SENEGAL

 

Jeudi 19 janvier au jeudi 08 février

 

Passavant pour Douane Dakar avec carnet ATA obligatoire 2500 FCFA. (3.8 €)

L’arrivée sur Saint Louis surprend tout le monde. Après avoir traversé le fleuve Sénégal par le fameux pont Faidherbe nous arrivons sur la langue de Barbarie. L’odeur, les couleurs, le bruit, les charrettes surchargées, les moutons, les enfants qui courent dans tous les sens, les pécheurs qui déchargent les pirogues et chargent les camions frigorifiques, tout ce beau monde coloré donne une impression de pagaille mais en fait chacun connait parfaitement son travail de l’instant, dixit Christiane

 

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Camping Dior Saint Louis 480 kms jour. N15 59.842 -W16 30.603

 

Visites de Saint Louis en calèche, du musée de l’aérospatiale et de l’hôtel de la poste.

 

Eviter les guides des rues, s’adresser au syndicat d’initiative, les guides sont compétents et professionnels.et les prix sont fixes avec factures.

 

Camping Zébrabar, 30 kms jour. N15 51.851- W16 30.729

 

Attention, mauvais choix d’emplacement= ensablement d’un CC 2x4, pelletage, plaques et une bonne suée, c’est reparti.

 

Notre passavant de 48 h se termine demain. Nous avons pris soin d’arriver à Diama un jeudi afin de pouvoir bénéficier de 2 jours supplémentaires (samedi et dimanche) qui ne comptent pas. Cette précaution nous a laissé 4 jours pour visiter Saint Louis. Nous prenons la route vers Dakar.

 

 Bivouacs Dakar 3 nuits

 

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Parking de la Statue de la Renaissance Africaine, 290 kms, N14 43.382- W17 29.784

 

Douanes Port Mole 2 pour remplir carnet ATA N14 41.876-W17 25.776

 

Garage Mercédès La Sénégalaise d’Automobile N 14 41.696- W17 26.215

 

Ambassade de Guinée Conakry N14 41.856- W 17 27.865

 

Visas Guinée 50 000 FCFA par passeport (76 €)

 

3 équipages iront à l’ambassade de Sierra Leone pour les visas. Ces 3 équipages partiront de Dakar par le nord Est et le Ferlo pour rejoindre Bakel

 

Visite de la Cathédrale et du musée Théodore Monod.

 

Déjeuner au restaurant de l’institut Français de Dakar,

 

En 3 jours toutes les obligations administratives et les visites programmées sont faites, nous quittons Dakar.

 

 

Camping Terre d’Afrique à Toubab Dialaw, 120 kms jour. N14 34.660-W17 08.290.

 

Passage par Thiès chez la Famille Faye de l’instituteur Augustin de Guirobé ou nous avons laissé des colis et un fauteuil roulant presque neuf.

 

Bivouac dans la cour ensablée de l’école après Djourbel 135 kms jour, N14 36.670- W16 11.578.

 

Mauvais choix accès = ensablement d’un CC 2x4, corde, accrochage au CC 4x4 et s’est reparti sans effort. Nous laissons un carton de vêtement au chef du village.

 

Bivouac sur le parking de l’Oasis Oriental à Tambacounda, 340 kms jour.

 

N13 46.461- W13 41.545.

 

Nous retrouvons notre ami Ronan le patron de l’établissement et consul de la région de Tambacounda qui nous donne les dernières nouvelles de la région. La route de Kidira est toujours en très mauvais état et pleine de trous. Des camions Maliens surchargés font la navette entre Dakar et Bamako et attention aux animaux qui divaguent, etc...

 

Le 28 janvier, nous arrivons à Kidira, provisions, achats divers pour notre séjour de 15 jours à Guirobé. Les 3 équipages passant par Bakel nous ont rejoint en fin de journée

 

GUIROBE 200 kms jour. N14 28.127 W12 15.645.


Boivin nous rejoint dans l'après-midi puis en fin de journée Bastien et Eloud.

 

Les 7 véhicules sont installés dans la cour de l’école. Nous sommes accueillis chaleureusement par le corps enseignant, le bureau de l’APE, le chef du village, les villageois et les enfants.

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Après la visite du maraichage géré par les femmes et la visite du village, nous avons avec le bureau de l’association APE fait le point sur les réalisations commandées l’année passée et l’état des comptes avec les justificatifs des dépenses réglées par le trésorier

 

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Nous avons demandé au bureau de l’APE les besoins matériels pour cette année 2017. Nous avons particulièrement insisté sur notre souhait d’améliorer la qualité des repas de la cantine en diversifiant les aliments.

Les enseignants nous remettent la liste des écoliers de Guirobé et la liste des collégiens, lycéens, universitaires admissibles aux bourses et aux tableaux d’honneur.

La distribution des colis amené se fera le vendredi 03 février 2017 après midi à tous les élèves scolarisés à l’école de Guirobé. Ils seront accompagnés des mamans.

 

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L’assemblée générale de l’association se fera le samedi soir 04 février 2017 au carré du chef du village.                                                                                                     

 

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Après 3 jours passés à Guirobé, Bastien et Eloud partent pour la Guinée Conakry par la piste la plus difficile pour rejoindre à partir du parc du Niokolo Koba la dame de Mali rocher sculpté tout en hauteur dans le Fouta Djalon.Cette piste que nous connaissons bien n’est praticable qu’en 4x4 et encore…bien équipé !

 

-Poulailler

 

Après étude de faisabilité de la construction d’un poulailler pour enrichir de façon substantielle en protéines animales. (Viandes et œufs) l’alimentation des écoliers, ce projet est abandonné. En effet la chaleur dans la région nécessite une ventilation forcée pour rentabiliser un élevage. Sans électricité, pas de ventilation possible.

 

Après évaluation financière des besoins pour fournir à la cantine de la viande tous les mercredis, la décision est prise de choisir cette solution.

 

-Cantine

 

Le responsable du P A M (Programme Alimentaire Mondial) nous a confirmé que l’aide est supprimée pour le Sénégal à compter du 01 janvier 2017. Nous décidons de renforcer l’aide à la cantine en complétant l’achat des denrées indispensables, riz, huiles, épices, etc. par l’achat de viande 1 fois par semaine, le mercredi. Bien sûr l’association continuera à financer l’achat de poissons tous les vendredis. Depuis la création de la cantine, les instituteurs nous signalent que les enfants sont beaucoup plus éveillés et participatifs car très souvent, pour certain, c’est le seul repas de la journée. Le jardin de l’école magnifiquement cultivé par les écoliers sous la responsabilité et l’aide de l’instituteur Augustin Faye, fournira les légumes. Les mamans à tour de rôle prépareront les repas.

Dépenses : 600 000FCFA (925 €)

 

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-Habitat

 

Dès le début d’année et après les journées rythmées par les bourrasques du vent harmattan, la chaleur devient insupportable dans les classes et les habitations des instituteurs.

La construction d’un auvent de 7 m de long sur 3.2 m de large sera construit en façade des logements afin de pouvoir profiter à l’abri du soleil des longues après-midi et d’installer les lits à l’extérieur pour la nuit.

Les portes des latrines construites avec une armature en bois habillée en tôle ondulée n’ont pas résisté aux temps. Elles seront remplacées par des portes en fer identiques aux portes des classes.

Dépenses : 757 500 FCFA (1 165 €)

 

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-Mobilier

 

La première armoire fabriquée en 2008 pour la classe d’Augustin a mal vieilli suite à la destruction de la classe à l’hivernage de 2010. Cette armoire sera entièrement rénovée par le menuisier de Kidira. Une deuxième armoire en béton sera construite à côté de celle existante dans la classe du directeur Mr Mane.

 

Dépenses : 100 000 FCFA (155

 

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-Institution

 

Afin d’institutionnaliser et de légaliser l’école de Guirobé, un grand panneau de 3.20 m de long sera installé au-dessus du portail d’entrée à 3.50 m de hauteur. Ce panneau sera peint recto verso de couleur blanche, avec le logo du ministère de l’éducation nationale, le drapeau national et écrit en lettres bleue, noire, rouge et verte

République du Sénégal, Ministère de l’Education Nationale, Ecole Elémentaire de Guirobé, une Foi –Travail-Discipline-Réussite. IA de Tambacounda, IEF de Bakel.

Dépenses : 125 000 FCFA (192 €)

 

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-Enseignement

 

La distribution en numéraire (FCFA) des 16 bourses et des 7 des tableaux d’honneur a été faite par une remise en main propre à chaque bénéficiaire au cours de l’AG.

Dépenses : 449 000 FCFA (690 €)

 

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-Divers

 

Grands plats cantine, ustensiles cantines, batteries panneaux solaires, semences jardin école, entretien des installations, transport, cyber etc.

Dépenses : 250 000 FCFA (385 €)

Recettes de fonctionnement.

La participation financière pour bénéficier des repas de la cantine est maintenue par écolier qui souhaite manger à la cantine, à 500 FCFA (0.8 €) par mois.

Recettes : 154 000 FCFA (235 €)

La rétrocession financière à l’APE par le GPF du maraichage des femmes est maintenue à 1000 FCFA (1.5€) par an et par parcelle louée.

Recettes : 60 000 FCFA (90 €)

 

L’ensemble des amis présents ont apprécié le travail de l’association. Pendant quelques jours, ils ont pu vivre au rythme difficile des villageois sous des chaleurs écrasantes (45 à 47 ° C) et participer suivant leur envie et leur compétence aux activités quotidiennes des villageois.

 

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Grâce à la générosité des membres de l’association, pendant ces dix années nous avons pu mener à bien les actions de Bienfaisance fixées.

Aujourd’hui, nous pouvons mesurer l’efficacité et la réussite de la méthode appliquée pour la bonne gestion de l’association. Les actions choisies conjointement avec l’association Sénégalaise ont permis à moindre cout l’évolution positive de toutes les catégories sociales d’une population de 400 personnes environ dans cette région particulièrement touchée par la pauvreté.

« Il faut bien que ce dixième anniversaire de travail soit marqué par un évènement inoubliable. C’était le 01 février, soirée cinéma dans la cour de l’école, j’ai besoin de retourner au camion, je me prends les pieds dans les ficelles de l’auvent, patatras, je tombe le bras droit en avant dans une grande bassine remplie d’eau ! Cassé, pas cassé ? Un accident est toujours idiot mais ici à Guirobé, loin de toute structure médicale cela peut prendre des proportions insoupçonnables. La douleur me fait crier, les amis accourent, Augustin dit qu’il faut appeler le docteur, l’ambulance, l’hôpital. Je suis surpris. Il n’y a pas d’hôpital à Guirobé ni même à Kidira. Et bien si, depuis 3 mois un hôpital est en service à Kidira et il y a même un appareil de radiographie. Après un long moment, l’ambulance arrive, un vieux Toyota 4x4 très certainement un don de l’ONU, impossible de sortir la civière, pas grave, je m’installe à l’avant entre le chauffeur et le médecin. Bonjour les secousses de la piste, en pleine nuit et les phares qui n’ont plus beaucoup de puissance. Un détour dans Kidira pour récupérer au passage la radiologue et la chance continue, il y a de l’électricité ce soir. Radios du coude et de l’épaule, rien de cassé, une bonne luxation ! La douleur devient insupportable, l’hôpital n’a aucun médicament calmant. Le docteur remet la luxation, je mets mon bras en écharpe avec mon foulard et retour à Guirobé. Remèdes de marabout, des massages réguliers avec du beurre de karité, du gros sel dissout dans l’eau bouillante pour réduire au mieux l’énorme hématome.

Je ne regrette pas d’avoir emmené une bonne quantité de paracétamol. Après plusieurs jours de soins, je retrouve un peu de force dans mon bras, je peux reprendre la conduite, merci la boite de vitesse automatique sur le sprinter. 

 Le moment est arrivé de quitter Guirobé, les villageois viennent nous saluer. Une dernière visite dans les classes finalisée par une chanson « d’au revoir » chantée par les écoliers de la classe de l’instituteur Augustin termine notre mission 2017 et ces moments chargés d’émotion.

 

Mercredi 07 février, nous reprenons la route de Tambacounda.

 

Bivouac sur le parking Oasis Oriental, Tambacounda 200 kms jour.

Etape reposante bien méritée. Dîner au restaurant bien installé sur la terrasse au bord de la piscine.

Le patron de l’hôtel accepte bien gentiment que nous laissions la remorque de Gilles sur le parking gardé de l’établissement le temps de notre tour en Guinée Conakry. Nous récupérerons la remorque au retour de la Casamance car nous ne souhaitons pas passer par la Gambie.

Gilles prend dans son CC 5 colis qui pourraient nous être utile pour récompenser des services rendus lors de nos étapes dans les villages. 

                                        

                                                                                GUINEE_CONAKRY

Jeudi 08 février au jeudi 02 mars

 

Après avoir fait les pleins de carburant, quelques courses, légumes, fruits et pains, nous quittons Tambacounda vers 10 h direction Koundara. Vers midi après 100 kms nous arrivons au poste frontière tout neuf mais inoccupé.  Au ralenti nous traversons cette zone qui n’existait pas lors de notre passage en février 2014 et nous continuons quelques kms pour arriver au poste frontalier en service. Malheureusement, c’est la pause de midi et nous devons attendre 15 h que ces messieurs veuillent bien reprendre du service. Nous ne sommes pas les seuls à attendre en plein soleil.

A 15 h le poste ré ouvre et tout va très vite : Police, passeports tampons sur les visas. Un peu plus loin Douanes : carnet ATA, le douanier ne sait pas trop comment s’y prendre mais il suit soigneusement nos recommandations et complète parfaitement les bonnes cases du feuillet bleu de transit.

Nous traversons Sambaîlo quand soudain une voiture de gendarmerie nous rattrape. Les gendarmes nous ordonnent de faire demi-tour pour un enregistrement au poste que nous avons passé sans nous arrêter, ils nous rouspètent copieusement.

Zut et zut, j’ai complètement oublié ce poste de contrôle alors qu’en 2014 j’avais fait le nécessaire.

Demi-tour, nous arrivons au poste, un gendarme nous reconnait, l’atmosphère se détend et nous demandons gentiment à voir le commandant. Rencontre très cordiale, il nous reconnait également et se souvient bien de nous. Sur son bureau les symboles de religion Chrétienne. Comment va la famille ? Noël s’est bien passé ? etc. Nous sommes repartis sans avoir eu à montrer nos papiers.

Nous arrivons à Koundara vers 18 h, nous faisons le change dans la rue, 1 Euro = 10 000 GNF, Le franc guinéen est disponible en billets de 20 000 (la plus grosse coupure), 10 000, 5 000, 1000, 500 et 100 GNF effectivement utilisés par la population et en billets de 50 et 25 GNF très peu utilisés Le gasoil à 10 000 GNF (1 €) il faut des grandes poches pour payer un plein !

 Il nous reste 23 kms de piste pour atteindre notre bivouac à Youkounkoun. De mémoire, la piste est roulante et dans une demi-heure nous serons au village. Nous connaissons un joli coin tranquille parfait malgré l’heure tardive mais il fait encore assez jour pour rouler.

Plus de 2h pour faire ces 23 kms ! Nous arrivons à la lumière des phares, la piste n’a rien à voir avec celle que nous connaissions, les pluies de l’hivernage ont fait beaucoup de dégâts et les 2 campings cars 2x4 ont bien du mal. En communication par liaison CB j’ouvre la piste et tout le monde est ok pour continuer, de toute façon nous n’avons guère le choix d’autres solutions

 

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Nous arrivons enfin à Youkounkoun. Je me dirige vers le coin de bivouac. Stop, plusieurs agents certains en uniformes d’autres sans, veulent savoir ce que nous faisons ici, voir notre lettre de mission etc. Par moments le ton monte, nous sommes un peu fatigués et manifestement un agent a un peu trop abusé du vin de palme !

Mr Le Sous-Préfet arrive et après nous avoir fait une bonne leçon sur les règles, nous faisons acte de désolation, les choses s’arrangent et finalement nous pouvons nous installer au coin que nous connaissons bien.

Malgré nos recherches, nous n’avons toujours pas trouvé le plus gros diamant « Youkounkoun » mis en valeur par De Funès et Bourvil dans le film « le Corniaud » !

 

Tambacounda –Youkounkoun 210 kms jour. N12 32.153 W13 07.246

 

Le lendemain matin Mr le Sous-Préfet vient nous saluer à la première heure car il part en réunion à la préfecture,

Visite du village, achat de pain et nous prenons la direction de Labé en repassant par Koundara, puis Kounsitel. La piste est vraiment difficile. Les énormes trous handicapent les campings car 2x4. La nuit arrive vite nous n’arriverons pas ce soir à Labé. Pas de cour d’école en vue, Il faut prendre une décision. C’est très montagneux, pas facile de trouver un emplacement pour 5 cc. Sur notre gauche un village Thiaguelbori. Mr le sous-préfet insiste pour que nous nous garions dans sa petite cour

 

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Bivouac Thiaguelbori 201 kms jour N11 38.111 W12 32.173 

 

Arrivée à Labé la première station n’a plus de carburant, la deuxième idem, la troisième station Total à l’autre bout de la ville aurait encore du gasoil. Nous arrivons, un groupe de raiders 4x4 est en train de se ravitailler, espérons qu’ils ne vident pas les cuves !

C’est notre tour, les 5 véhicules font le plein. Nous arrivons à l’Hôtel Tata tenu par un Italien et son épouse Guinéenne. Avec peine nous garons nos 5 CC sur le petit parking.

 C’est très difficile de bivouaquer en pleine nature. Trouver un emplacement pour garer 5 campings car dans le Fouta Djalon suffisamment éloigné des brulis (écobuages) se relève très compliqué.

 

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Les patrons de l’hôtel Tata acceptent bien volontiers le stationnement des campings car pour 100 000 GNF (10 €) par nuit et par véhicule. C’est une bonne base pour visiter Labé et son marché qui vaut le détour. La terrasse ombragée du restaurant nous invite au farniente.

 

Bivouac parking hôtel Tata à Labé. 55 kms jour. N11 18.744 W12 17.489

 

Serge et Christiane ont de gros problèmes avec le caisson plastique de la batterie auxiliaire positionné sous le plancher à l’arrière de la cellule. Ce caisson n’a pas résisté à la piste et aux nombreux ralentisseurs « appelés casse dents « tellement ils sont pointus et hauts. Le métallier à proximité de l’hôtel fait un coffre métallique sur mesure. Tout sera en ordre de marche sous 48 h. Mes 2 amortisseurs arrière sont HS. Difficile de faire ce travail avec mon bras droit encore douloureux.  Gilles se propose spontanément à faire ce travail, un grand merci à lui. Heureusement que j’en ai amené de rechange. On ne trouve pas ce genre de pièces en Guinée, il est prudent d’amener quelques pièces de rechange indispensables.

 

 Claire et Jean –Louis avec leur fourgon Mercédès 4x4 décident de partir devant, ils ont le road-book avec les étapes intéressantes, on se retrouvera normalement dans quelques jours. Peut-être retrouveront’ ils les 2 autres équipages pour aller en Sierra Leone avec eux.

 

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Lundi 13 février, Nous arrivons à Dalaba. 90 kms jour en 4 h, 23 km/h de moyenne sur la N5 !!!

 

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 Le grand parking de l’hôtel SIB sera notre lieu de bivouac. N10 41.309 W12 15.826

 

Cet hôtel construit à l’époque coloniale par la société Française des Chargeurs Réunis a été restauré en 1995. C’est le plus bel hôtel du Fouta Djalon En descendant sur la terrasse à l’ombre d’un kouratier, c’est l’enchantement garanti. « Prince des arbres, le kouratier, appelé de son nom scientifique le parinari excelsia. C’est un arbre aux vertus multiples qui donne ses fruits à manger, son ombre, du bois mort, des médicaments traditionnels et, aussi, des récits féériques. »

Le gardien de l’hôtel fait venir notre ami Mamadou Diallo de l’office du tourisme pour la programmation de notre journée de demain. Nous aimons bien utiliser les services de ces jeunes gens qui font un énorme travail pour mettre en valeur la région du Fouta Djalon et accompagner les voyageurs sur les principaux sites de la région de Dalaba.

 

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 -La maison de Miriam Makeba dit Mama Africa, la chanteuse de Pata Pata d’origine Sud-Africaine. Elle a été déchue de sa nationalité et après un séjour aux Etats-Unis est venue vivre à Dalaba Miriam se fait d'ailleurs construire une magnifique "case" à Dalaba dans le quartier des Chargeurs. Malheureusement, elle est aujourd'hui à l'abandon, ou presque.

 

-La villa SILI et la case à palabres. A un jet de pierre des Chargeurs Réunis, la maison aux 100 portes appelée « Villa Jeanine », du nom de la fille du gouverneur français de la Guinée, a été transformée, après l’Indépendance, en résidence du Président de la République. Elle s’appelle aujourd’hui Villa SILI. En 2014 le site était en très mauvais état. Aujourd’hui ce Patrimoine historique est préservé grâce à un financement de l'UNESCO.

 

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 En visitant Dalaba nous sommes abordés par un Guinéen qui en fait est un colonel en retraite de l’armée Française, il à la nationalité Franco Guinéenne. La discussion s’engage et nous acceptons bien volontiers de partager chez lui le repas à notre retour de la visite du pont de Dieu.

 

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 -Le pont de Dieu : Promenade trop difficile à faire à pieds pour certains des membres du groupe, dont moi. C’est avec nos 4 campings car qu’on s’engage dans une forêt dense et sur un terrain pas très stabilisé. Nos véhicules sont bien marqués par cette balade de 15 kms aller et retour. Le pont de Dieu est un mignon petit pont de 4 à 5 m de long creusé dans la roche par la rivière Téné. Il faudra terminer à pieds mais le site est intéressant. Nous l’avons rebaptisé le pont du Diable !

 

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 La maison du Colonel est spacieuse, confortable, le repas qui nous est servi est à la hauteur de son accueil chaleureux. La discussion est fournie, il nous trace sa vision de l’évolution de son pays pendant qu’il servait sous le drapeau Français. Nous devons partir, un orage violent avec une pluie très forte s’abat sur Dalaba, pas fréquent à cette période de l’année, les routes (pistes) se transforment rapidement en torrent qui comme par magie fait disparaître la poussière et les détritus de toute sorte de la voie publique.

 

Mercredi 15 février nous partons direction le barrage de Tinkisso.

 

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 Notre route descend plein sud, avant Mamou puis, direction plein Ouest, nous arrivons au barrage vers 16 h 30. Ce barrage est situé 5 kms avant Dabola. On y accède après avoir traversé une forêt de teks. Le barrage est gardé par 3 militaires dont 1, Mathias nous réserve le meilleur accueil et accepte que nous bivouaquions sur la plateforme en haut du barrage.

 

180 kms jour. N10 43.847 W11 10.117

 

Jeudi 16 février, Nous faisons une halte à Dabola pour faire quelques courses, (légumes fruits et pain.) et le plein de gasoil, 60 litres pour 493 000 GNF (50 €) 50 billets, ça allège le portemonnaie ! Nous traversons Kouroussa direction Kankan. Nous quittons le goudron pour prendre une piste qui nous mène sur les rives du fleuve Niger, en face du village de Sangarella. Nous installons le bivouac.

 

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 Gilles achète un gros poisson pour le dîner, baignade en toute sécurité, l’animation règne sur les 2 rives avec le va et vient des pirogues qui transportent les motos, les animaux et la population. La nuit tombée des lumières scintillent sur la surface de l’eau, c’est les pécheurs qui lancent et remontent inlassablement leur filet épervier.

 

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179 kms jour. N10 40.019 W9 47.444

 

Vendredi 17 février Nous arrivons à Kankan, Dans cette circulation dense et désordonnée, la police nous facilite le stationnement et nous garons nos camions dans le quartier de l’université près du marché. Comme il est midi, nous en profitons pour prendre un bon déjeuner dans le meilleur établissement de la ville : Unihotel, 1 repas 30 0000FG (3 €). Il fait très chaud, une petite sieste sous une tonnelle avant de faire un tour au marché. Il est temps de prendre la route nationale N6 qu’on nous annonce un véritable enfer. Les lieux de bivouac sont rares sur cette route, après une quinzaine de kms je connais une école à l’entrée du village de Makono avec une grande cour assez plate qui fera l’affaire.

Le chef du village Issaka Conte, accepte bien volontiers que nous restions dans la cour jusqu’au lendemain matin. Pour l’hospitalité nous laissons au chef du village un colis avec des fournitures scolaires qu’il remettra au directeur de l’école à la rentrée de lundi.

 

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 L'anacardier, ou pommier-cajou, est une espèce de petit arbre de la famille des Anacardiaceae, originaire d'Amérique du Sud, et cultivé sur plusieurs continents pour sa production de noix de cajou et de pomme de cajou.

 

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 97 kms jour. N10 17.837 W9 21.705

 

Samedi 18 février. Il nous reste environ 150 kms à faire sur la N6 pour rejoindre Kissidougou, grande ville d’entrée dans la région de la Guinée forestière. Par précaution nous partons à 08h00 du matin. La route transformée en piste est toute défoncée, les camping- cars 2x4 ont vraiment du mal pour passer certains trous sont gros comme un camping-car et la sortie pas facile avec le porte à faux arrière. Les énormes ornières laissées par les gros camions pendant la période des pluies sont trop écartées pour nos roues et ça frotte de partout. Nous n’arriverons pas à Kissidougou ce soir, nous n’avons parcouru que 150 km en 9 heures.

 

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  Après tous les minarets des nombreuses mosquées, j’aperçois le clocher d’une église. Nous arrivons dans le village de Gbangbadou. Un instituteur nous propose de bivouaquer dans la cour des écoles. Aujourd’hui samedi pas de classes ni demain dimanche. Nous souhaitons rencontrer une autorité du village. On nous amène à la maison de Mr le Sous-Préfet qui préfère nous faire stationner devant sa maison pour des questions de sécurité car ce soir il y a une petite fête avec les adolescents dans la cour de l’école.

Nous ne pouvons pas refuser. Mr le Sous-Préfet Chrétien espère bien nous faire venir à la messe demain matin dimanche. Il tient à nous montrer et nous faire entendre les chorales et les chants traditionnels accompagnés par les instruments régionaux. Il tient à nous mettre un gardien qui restera surveiller nos 4 véhicules toute la nuit. Comme prévu la fête à l’école a lieu une partie de la nuit. Nous sommes suffisamment éloignés pour ne pas avoir les nuisances sonores. Il n’en est pas de même pour notre gardien qui recevait sans arrêt des passants, les discussions étaient fortes et animées. Je lui ai demandé plusieurs fois de réduire la puissance de sa voix et mieux de ne pas recevoir les passants sur nos chaises restées entre nos camping-cars. Rien n’y fait, n’en pouvant plu et très fatigué par la journée de conduite difficile, je suis sorti du camping-car. Après une explication ferme du rappel des instructions de Mr Le Sous-préfet, il s’est calmé, s’est un peu éloigné et nous avons pu enfin trouver le sommeil réparateur.

 

148 kms jour. N9 16.371 W9 59.775

 

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Dimanche 19 février. Mr le Sous-Préfet nous demande d’être prêts dès 9 h pour la messe. L’office commence vers 10h ! C’est en délégation que Mr le Sous-Préfet revêtu des vêtements de circonstance nous dirige à pieds vers l’église, n’oubliant pas de montrer aux fidèles les Français qui ont fait tous ces kms depuis la France pour venir en Guinée et à Gbangbadou. Nous sommes logés à proximité de l’hôtel avec les notables. Effectivement les chants et la musique sont bien exécutés, cette messe est très dynamique. A la fin de l’office, les fidèles nous raccompagnent en chantant jusqu’à nos campings cars. Nous prenons congés de nos hôtes pour rejoindre Kissidougou où nous ferons quelques courses avant de rejoindre en fin d’après- midi Broadou.

 

35 kms jour. N9 07.734 W10 03.617.

 

Lundi 20 février. Broadou et son dispensaire c’est pour moi une belle histoire. Par un jour de février 2008, nous étions au sud du Burkina Faso dans la réserve de Nazinga. Nous admirions les nombreux éléphants venus boire dans une grande mare près de la salle du restaurant. Les appareils photos crépitaient de toute part afin de ne rien manquer de ce moment magique. Pas loin de moi une religieuse bien habillée avec sa guimpe, regardait surprise son appareil photo qui manifestement lui donnait des soucis. Voyant son désarroi, je m’approche.

 

-Bonjour ma sœur, un problème ?

 

-Bonjour Monsieur, oui un sérieux problème, mon appareil photo refuse de marcher juste au moment où les éléphants sont à la mare.

 

-Je peux peut-être arranger ça ma sœur. J’ai pris pas mal de photos, ici il n’y a rien pour en imprimer et vous en donner mais si vous me donnez vos coordonnées, je viendrai en personne vous les remettre.

 

-La sœur esquisse un sourire, votre proposition est aimable Monsieur mais cela m’étonnerait, je suis Guinéenne et je suis responsable d’un dispensaire en Guinée Conakry, à Broadou près de Kissidougou dans la Guinée forestière.

 

-Effectivement ma sœur, c’est aujourd’hui une région difficile d’accès en voiture étrangère. Mais on ne sait jamais, je ferai tout mon possible.

 

-Je m’appelle Sœur Justine, le dispensaire est à Broadou, nous survivons grâce à l’aide principale d’une association chrétienne du Canada.

 

Ce n’est qu’en 2013, grâce à une relation à Conakry que j’ai pu avoir toutes les autorisations administratives pour pouvoir rentrer et circuler librement en Guinée Conakry.

 

Arrivé à Broadou, sœur Justine était en voyage au Canada, le Père Jean Paul s’occupait du dispensaire. Nous constatons qu’il avait eu une très grande activité par le passé, écoles, ateliers de formation, centre d’apprentissage, maison de santé, l’exploitation de l’huile de palme, etc. Aujourd’hui l’école et la maison de santé sont encore en activité. Père Jean Paul est en formation en Italie. Père Augustin le remplace. La situation financière du dispensaire s’est grandement dégradée.

 

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 Nous restons 2 nuits dans la cour du dispensaire. Nous visitons le musée à Kissidougou C’est chez Mosusa Diallo antiquaire bien connu que nous pouvons acheter des statuettes Pomdos. La religion des Kissi est axée sur le culte des ancêtres, dont les tombes sont marquées de cercles de pierres. Elles sont l'objet d'une vénération constante. Ces mêmes ancêtres, fondateurs de villages, ont marqué le terroir de rochers, arbres et étangs sacrés que l'on honore dans le but de susciter la fécondité des hommes et des récoltes. Une grande partie de la vie spirituelle des Kissi est dominée par la crainte des sorciers, la protection et la lutte contre leurs activités néfastes. A cet effet, presque chaque village possède son chasseur de sorciers. Les Pomdos sont des pierres sculptées anthropomorphes. Réalisées en stéatite ou en argile, enfouies dans le sol de longue date, elles sont considérées comme des figures d'ancêtres et sont déterrées par les Kissi pour être consultées lors d'un « interrogatoire ».

 

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Mercredi 22 février. Avant de partir, Père Augustin nous recommande de faire étape à Faranah ou le Père Joseph nous accueillera avec plaisir sur le parking ombragé de l’Eglise. Nous passons à proximité de la source du Niger. Nous arrivons à Faranah petite préfecture construite le long du Niger qui est encore un petit fleuve à ce niveau. Le père Joseph loge dans une maison confortable à côté de l’église en face d’un grand établissement scolaire en sortie de la ville. Il nous reçoit chaleureusement et accepte bien volontiers que nous passions la nuit à condition de déplacer nos camions de devant l’église et de se rapprocher de son habitation. Pas de problème le terrain est suffisamment grand.

 

145 kms jour. N10 02.014 W10 44.232

 

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Jeudi 23 février. Vers 15 h nous arrivons à Mamou. Nous faisons quelques courses et le plein du gasoil. Mamou est une ville bâtie sur plusieurs collines. J’espère que nous pourrons stationner sur le grand parking de l’école ENATEF (Ecole Nationale des Agents Techniques des Eaux et Forêts). Vers 16 h, nous sommes à l’école, l’endroit est toujours tranquille surtout que les enseignants sont en grève depuis plus d’une semaine. Quelques élèves pensionnaires sont restés dans l’établissement car leur famille habite trop loin. Mr Camara, Directeur Général, nous reçoit dans son bureau. II nous autorise à bivouaquer à l’ombre des grands arbres Il nous reste un colis avec quelques fournitures que nous lui remettons pour l’école.

 

185 kms jour. N10 22.041 W10 06.611

 

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Vendredi 24 février. Vers 14h 30 nous arrivons aux chutes du voile de la mariée et sommes très surpris que la magnifique allée de tecks ait disparu. Les arbres semblent avoir été coupés à la hâte. Nous apprenons par le gardien du site que ce carnage a eu lieu par des « autorités » sans autorisations et que les chargements sont bloqués au port de Conakry. La cargaison était en partance pour un client étranger alors que l’exploitation du tek est rigoureusement contrôlée. Nous payons 5000 FG (0.5 €) par personne pour l’entrée sur le site. A cette saison sèche, la chute d’eau de 80 m de hauteur n’a pas beaucoup de débit. Les bambous grandioses sont toujours au pied de la chute. Après avoir apprécié les sculptures sur bois, nous partons vers les chutes de Kilissi. Chutes du voile de la mariée N09 58.216 W12 47.785

 Nous traversons Kindia avec son marché pittoresque, coloré et plein de l’odeur des fruits sur les étalages. Nous achetons 3 gros ananas pour 25 000 FG (2.5 €) 6 avocats pour 10 000 FG (1 €) et 1 pack de 6 bouteilles d’eau minérale pour 66 000 FG (6.6 €) !! A l’entrée de Foulaya la piste sur la gauche et nous arrivons aux chutes de Kilissi. Un petit paradis construit dans le respect du cadre qui l’abrite. Nous payons 50000 FG (5 €) par CC pour le camping. Nous n’avons pas envie de cuisiner, le restaurant du camping nous prépare le repas pour 70 000 FG (7 €) par personne servi aux véhicules. Nous apprenons que Claire et Jean Louis sont passés voilà 48 h ici. Ils sont restés 2 nuits, ils sont donc 2 jours devant nous.

 

138 kms jour. N9 57.259 W12 53.113

 

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Samedi 25 février. Nous connaissons Conakry et nous avons décidé de ne pas y retourner. Nous n’avons rien de particulier à faire dans la capitale. Nous préférons éviter la circulation anarchique et les manifestations qui ont souvent lieu ces temps-ci d’après les informations fournies par ARIANE, le service de renseignement du ministère des affaires étrangères et l’ambassade, service auquel nous avons pris soin par sécurité de nous y inscrire avant le voyage. Nous pensions dépasser le grand carrefour de Coyah avant le bivouac mais nous sommes partis trop tard de Kilissi 13h 30. La circulation devient plus dense à l’approche de Coyah et la route en réfection serpente entre les villages et les collines ralentissent notre avance. Le goudron liquide est projeté devant nous par la machine directement sur la terre tassée. Les files de voiture roulent sur ce goudron tout frais. 18 h, j’aperçois un lycée à l’entrée de Coyah, je m’engage dans la cour. Nous sommes samedi, quelques personnes habitent sur le site de ce grand lycée. Le directeur est prévenu de notre arrivée et accepte que nous passions la nuit dans la cour mais dans un endroit non visible de la route. Nous ne prenons pas mal de temps à enlever le plus gros du goudron avant qu’il durcisse sur les côtés du CC. Lycée Almany Ismaël Sogbe Bangoura.

 

75 kms jour N9 43.167 W13 32.403

 

Dimanche 26 février. Nous décidons de fuir la circulation et de rejoindre au plus vite la côte atlantique du côté de Bel Air. Dès que nous avons quitté Le grand carrefour de Coyah et les zones industrielles, la route est belle et dégagée. Nous passons Boffa. Vers 13 h, nous sommes à Koundindé puis Bel air, l’accès est fermé, l’établissement est totalement réservé à une délégation Américaine. Le village de Sobané et son camp en bordure de plage sera notre bivouac. Nous y resterons 2 nuits. 50 000 FG (5 €) par personne et par nuit.

 

213 kms jour. N10 13.532 W14 24.779

 

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Mardi 28 février. C’est vers 11 h que nous arrivons à Boké. Nous profitons de cette ville particulièrement bien achalandé pour faire quelques courses.6 bouteilles d’eau minérale 30 000 FG (3 €), 8 bananes 8 000 FG (80 centimes d’euro), 6 cocas 32 000 FG (3.2 €) Nous déjeunons dans un petit restaurant avant de reprendre la route vers Kounsitel. Cette route est en fait une piste complètement défoncée. C’est à Beleu que nous ferons étape pour un bivouac après avoir eu l’accord du chef du village

 

180 kms jour. N11 15.369 W14 04.345

 

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Mercredi 01 mars. Nous partons vers 9 h 00 après avoir salué les habitants du village qui se sont déplacés pour prendre de nos nouvelles. On nous avait prévenus, piste difficile. C’est pire que ça !

Nous arrivons péniblement à notre coin de bivouac vers 19 h, 15 kms avant Gaoual. Nous connaissons bien l’école de Kayan et c’est dans la cour de l’école que nous nous installerons après avoir salué les autorités et les enseignants présents.

Nous apprenons que Claire et Jean-Louis ont eu un sérieux accident et que le train avant du fourgon est très endommagé. Ils auraient pu nous attendre. Après une réparation de fortune ils préfèrent rejoindre directement la France à 40 km/h.

 

Etape du jour, 130 kms en 9 h de piste

 

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Jeudi 02 mars. Nous partons vers 9 h pour la frontière et rentrer à nouveau au Sénégal en espérant parvenir ce soir à Kolda. Après Gaoual, la piste est bien meilleure et à midi nous arrivons à Koundara. Il nous faut utiliser le maximum de francs Guinéens, car le change an FCFA à la frontière n’est pas toujours favorable.

Carburant 112 litres pour 900 000 FG (90 €), 2 kilos de cacahuètes grillées non salées 20 000 FG (2€),2 plats et boissons au resto de rue, bons et très copieux.160 000 FG (16€), 10 bananes 6 000 FG (60 centimes Euros)  Nous avons trainé un peu sur le marché de Koundara et nous en partons vers 15 h. Nous ne serons pas à Tambacounda ce soir,

Tout se passe rapidement à la frontière Guinéenne. Tampon sur carnet ATA, fiche contrôle routier à la Gendarmerie, tampon de sortie sur visas passeport.

Frontière Sénégal, Carnet ATA, police et gendarmerie tout est ok. En 1 h les 2 frontières sont passées, c’est vers 16 h que nous prenons la route et une partie en piste vers Tambacounda.

Pas de chance pour Gilles, un pneu du sprinter explose, très certainement un peu dégonflé. Sur la piste roulante qui rejoint Médina-Gounas, le moindre caillou ou ornière un peu gros ne pardonne pas. Changement de roue rapide malgré la forte chaleur, et ça repart.

C’est vers18 h que nous arrivons à Médina Gounass.

. Madina Gounass (ou Madiina Gunaas ou Medina Gounass) est une commune de Haute-Casamance, située dans le sud-est du Sénégal à proximité du Parc National du Niokolo Koba. C'est une ville sainte de la confrérie soufie tidjanes omariens, qui a connu un essor démographique rapide. Le marabout Mouhamadou Saïd Ba met en place à la mosquée le Daaka (rassemblement pour la retraite spirituelle). En demandant le chemin d’une école pour le bivouac, un passant nous propose la cour de son habitation qui en fait sera le parking, sale et encombré d’habitations plus ou moins en construction ou rénovation. Vu l’heure tardive, nous acceptons sa proposition gratuite.

 

Etape jour 221 kms.  N13 07.955 W13 45.187

 

Vendredi 03 mars. Surprise le lendemain matin, notre hôte vient nous demander de lui payer le parking qu’il avait mis à notre disposition gratuitement. Nous lui exprimons fermement notre étonnement et qu’il aurait dû nous informer hier avant notre installation ses conditions qui au demeurant sont hors de prix. Nous lui faisons savoir que son attitude n’est pas digne des valeurs de sa religion et de la confrérie de Médina Gounass. Il finit par annoncer, « vous donnez ce que vous voulez. » c’est bien comme cela que nous l’entendons, c’est-à-dire, rien. Vers 09 h 00 nous prenons la route pour Kolda. Encore un problème d’encrassement de filtre à gasoil sur un camping-car non équipé de préfiltre. Echange du filtre, effacement du défaut avec la valise et ça repart. Vélingara, Kolda, La route longe le fleuve Casamance. C’est à environ 70 kms de Ziguinchor, à Handalaye que je repère une grande cour d’école. Discussion d’usage avec les autorités et nous nous installons. La population et les enfants viennent nous saluer.

 

Etape jour 300 kms. N12 33.168 W15 40.740.

 

Samedi 04 mars. Nous partons vers 09 h 00 et c’est à Ziguinchor, que nous faisons les provisions avant de rejoindre Kabrousse sur le bord de l’océan Atlantique au campement Sénégaulois.

Ce campement est un peu à l’abandon mais sa position nous convient bien pour passer quelques jours à l’ombre et à un saut de cap skiring en taxi.

 

Etape jour 150 kms. N12 22.352 W16 43.578.

 

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Dimanche 05 mars. Journée repos et entretien du camion. Plein AdBlue, nettoyage filtre à air et climatisation, changer la cartouche du préfiltre gasoil, nettoyage des panneaux solaires. Lavage du linge.

Marché à Ziguinchor, achat crevettes pour le déjeuner.

Camping 5000 FCFA (7. 6 €) par personne et par jour. Taxi 1 000 FCFA (1.5 €

)

Lundi 06 mars. Nous repassons par Ziguinchor pour rejoindre Abene avant Kafountine. Pas facile de trouver un joli coin sur le bord de l’océan pour nos camping-cars. Nous atterrissons au campement Kossey tenu par Mme Jeanette Coly. Ce campement est confortable, et le stationnement 2 000 FCFA (3 € par camping-car avec douche.  Nous dinons au resto, 2 repas complets, copieux avec boissons 5 500 FCFA (8.30 €)

 

Etape jour, 220 kms. N12 59.728 W16 44.225.

 

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 Mardi 07 mars. La plage du campement est magnifique. Nous en profitons avant de reprendre la route en fin de matinée. En sortant du campement le passage entre les poteaux est un peu étroit et il faut tourner sans ralentir pour prendre la piste un peu sablonneuse. Serge accroche le côté du camping-car, arrache une partie du bas de caisse, la porte de la cellule et l’auvent. Ça commence à faire beaucoup après avoir abîmé l’arrière sur la piste du pont de Dieu en Guinée. Un peu de réparation pour pouvoir continuer la route. Nous arrivons en fin d’après-midi dans la cour de l’école à Handalaye.

 

Etape jour 170 kms.

 

Mercredi 08 mars, Les ennuis continuent pour Serge, sur la route pour rejoindre Tambacounda, un peu avant Kounkané et de traverser la rivière Anambé, le feu prend dans la soute arrière.

C’est la batterie secondaire qui a fait court-circuit, très certainement avec toutes les secousses et le passage des câbles dans le coffre métallique confectionné à Labé.

Branlebas de combat sur le bord de la route, extincteurs en action, la soute est rapidement vidée et les dégâts analysés. Verdict, les câbles ont fondus jusqu'à la batterie moteur sous le capot avant ! Le frigo est HS des flammes sortaient par la grille de ventilation. La batterie est entièrement déconnectée, les câbles électriques fondus sont déconnectés, la batterie moteur n’a pas été touchée. Ce soir nous serons à Tambacounda pour récupérer la remorque de Gilles. Nous serons plus à l’aise pour estimer précisément les dégâts et envisager des solutions. Sous cette chaleur extrême, il est plus aisé de travailler sur le parking de l’Oasis Oriental avec un restaurant, un bar et une piscine à proximité.

 

Etape jour, 337 kms.

 

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                                                                        SENEGAL

Jeudi 09 mars. Pas de possibilité de réparer l’électricité de la cellule. La batterie moteur est totalement isolée du reste des équipements, panneaux solaires, frigo, éclairage, etc.

Pour continuer le voyage, la pompe à eau est raccordée en direct sur la batterie moteur pour permettre le fonctionnement du circuit d’eau, lavabo, évier et WC. Une petite rampe de lampe à leds est branchée sur la prise d’allume cigare de la cabine.

 

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Vendredi 10 mars. Après avoir attaché la remorque au camion de Gilles et pris un déjeuner sur la terrasse de la piscine, nous quittons Tambacounda vers 14 h, direction le Sine Salun. Après Kaolack nous prenons au sud la direction de Banjul sur la N5. Nous arrivons à Sokone vers 19 h 30 pour un bivouac dans la cour du resto bar « chez Rose » C’est une adresse sympathique avec vue sur le bolong et la mangrove. Dîner 4000 FCFA (6 €) par personne avec boissons.

 

Etape jour 320 kms. N13 52.098 W16 21.168

 

 

Samedi 11 mars C’est vers 9 h que nous quittons notre bivouac pour Missirah et admirer le fromager millénaire, le plus grand du Sénégal. La visite du port est très animée.

 

N13 40.914 W16 29.891

 

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 Nous revenons par Sokone et Passi pour rejoindre Foundiougne sur le bord du fleuve Salun. Foundiougne est la capitale de la crevette rose, le soir on voit des lampes qui scintillent dans l’obscurité silencieuse au milieu de l’eau. Ce sont les pécheurs de crevettes qui attirent les bestioles dans leur filet. C’est chez Anne Marie et Agnès au Baobab sur mer que nous prendrons le repas. C’est sur le parking de l’hôtel Foundioougne un peu délabré que nous ferons notre bivouac sur le bord du fleuve. Parking pour la nuit, 5 000FCFA (7.6 €) par véhicule

 

Etape jour, 110 kms N14 07.753 W16 28.200

 

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Dimanche 12 mars. Un peu d’attente pour prendre le bac qui permet aux usagers de traverser le fleuve pour rejoindre Fatick sans repasser par kaolack. Beaucoup d’animation sur la route d’accès au bac avec des petits commerces. La montée sur le bac se fait sans trop de mal, tout dépend de la marée et du courant pour la position des rampes d’accès. Prix de la traversée 2 000 FCFA (3 €) par véhicule. 

 

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Nous arrivons à Djiffer au campement le Djidjack. Nous resterons 3 jours dans ce grand parc ombragé et fleuri au bord de la plage. Nous connaissons bien les propriétaires, Graziella et Jean-Paul un gentil couple de Suisse. Un arbre c’est abattu sur le bloc des toilettes. Les travaux sont presque terminés, Jean-Paul nous recommande d’aller au campement à proximité Devant notre déception, les employés se mettent tous au travail et le bloc sanitaire en un rien de temps est de nouveau utilisable. Nous souhaitons utiliser le Djidjack comme base pour visiter les environs et profiter de la grande salle de restaurant, reproduction fidèle d’un impluvium et prendre les petits déjeuners dans les baobabs aménagés avec tables et bancs. Nos déplacements se feront en taxis.

Nous sommes heureux de retrouver nos amis Tom et « la comtesse » Tom est Sénégalais originaire de Palmarin. Il est tailleur Rasta à Marseille ou il est bien connu.

 

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Visite des bolongs en pirogue à partir du port de Diiffer.

 

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Visite des puits de sel en calèche

 

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 Visite de la réserve naturelle communautaire de Palmarin

 

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 Djidjiack : demi-pension camping, dîner et petit déjeuner 11 500 FCFA par personne (17.50 €)

 

Campement Djidjack N14 01.473 W16 46.089

 

Mercredi 15 mars. Nous déjeunons au Djidjack puis nous partons pour N’Dangané. N14 04.607 W16 41.488. La route s’arrête à ce joli petit port ou nous espérons retrouver l’artisan ferronnier qui fabrique des pintades de toutes les dimensions. Malheureusement pour nous, il ne fait plus la peinture des pintades. Pour trouver des pintades peintes il faut aller dans les boutiques du côté de la Somone. Du port de N’Dangane, les pirogues partent pour l’ile de Mar Lodj. Nous arrivons à Joal Fadiouth, nous installons nos camping-cars dans la cour de l’hôtel Finio. Nous sommes ainsi tout près du syndicat d’initiative et de la passerelle qui mène à l’ile de Fadiouth.

 

Etape 50 kms jour N14 10.590 W16 51.327.

 

Jeudi 16 mars. Journée repos et visites. Fadiouth est une île aux coquillages dotée d’un charme indéniable. C’est en pirogue que nous en ferons le tour. Par un pont de bois nous rejoignons le cimetière également entièrement constitué de coquillages.  Les Chrétiens sont largement majoritaires sur l’ile, les Musulmans ne représentant que 2 % de la population. A Joal la ville natale de l’ancien président Léopold Sédar Senghor, nous visiterons sa maison qui est en cours de restauration. Notre guide nous apprendra beaucoup sur la vie Franco Sénégalaise Chrétien de ce grand Homme.

 

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 Vendredi 17 mars. Après le déjeuner au Finio, nous partons pour un coin que nous apprécions tout particulièrement et que nous tenons à faire découvrir à nos amis. C’est après avoir traversé Mbodiene que nous prenons la piste qui mène au campement Le Thiossane (chez Alicia). Au bout de cette piste tortueuse sans grande difficulté en période sèche, nous arrivons sur le parking des véhicules bien ombragé qui sera notre bivouac. C’est toujours avec émotion que nous retrouvons Alicia qui nous reçoit si gentiment dans son établissement en pleine nature. Le confort est sommaire mais bien agencé et surtout très propre. Alicia est une personne respectée et appréciée pour ses actions bénévoles auprès des écoles et des enfants. C’est autour de la grande table commune que nous passerons la soirée à déguster son inimitable poulet yassa

 

Etape 15 kms N14 14.945 W16 52.751

 

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 Samedi 18 mars. C’est à Sali que nous déjeunerons et ferons les provisions de nourriture.

 

N14 26.531 W16 59.997

 

. A la Somone nous trouverons les fameuses pintades peintes et bien d’autres objets très intéressants.

 

 

Magasin artisanal N14 29.482 W17 05.109

 

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 A N’Gueringue, nous apprécierons l’élevage et le parc des oiseaux exotiques

 

Parc exotique N14 28.730 W17 02.494

 

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 En fin de journée nous arrivons à l’entrée de la réserve de Bandia. La direction accepte que nous stationnions pour le bivouac sur le grand parking dans l’enceinte de la réserve. Des gardiens armés assurent la sécurité 24/24, nous avons à disposition les sanitaires et un robinet d’eau extérieur. Demain nous organiserons notre journée pour une visite en 4x4 aménagé pour voir un maximum d’animaux

 

Parking bivouac Bandia Etape 65 kms. N14 33.525 W17 00.649

 

Dimanche 19 mars. Visite de la réserve de Bandia en véhicule Safari 4x4, environ 3 h.  A part les grands carnassiers, nous découvrons la plupart des mammifères d'Afrique : rhinocéros blancs, zèbres, girafes, buffles, élans de Derby, élans du Cap, oryx, hippotragues rouans, nyalas, cobs defassa, cobs de Buffon, grands koudous, impalas, gazelles dama, gazelles à front roux, phacochères, singes patas, singes verts, chacals, mangoustes, mais aussi : crocodiles, tortues géantes, autruches, et plus de 120 espèces d'oiseaux.

 

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 Tarifs : Entrée 12 000 FCFA (18.50 €) par personne + Véhicule Safari 9 à 11 places 40 000 FCFA (61 €) nous étions 7 soit 5 715 FCFA (8.70 €) par personne. Le guide obligatoire et indispensable pour trouver tous les animaux 6 500 FCFA (10 €) soit environ 1 000 F (1.5 €) par personne. Pour rester dans l’ambiance nous déjeunerons au restaurant sur le bord d’une grande pièce d’eau avec des crocodiles et des singes très chapardeurs.

 

Lundi 20 mars. La nuit est calme. Notre sommeil est bercé par les cris des animaux. Au petit matin Christiane est espionnée par un singe qui la regardait au lit par le lanterneau ouvert du camping-car. 9 h, nous quittons la réserve pour Noflaye Nous visitons le village de tortues. Ce centre de protection des tortues du Sénégal animée par une jeune équipe s’occupe de préserver la tortue terrestre Sulcata aujourd’hui menacée de disparition.

 

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 Village de tortues N14 47.147 W17 12.818.

 

Gilles comme prévu nous quitte pour rejoindre son ami à Dakar.

 Au monastère de Keur Moussa, nous retrouvons Frère Joseph qui accepte bien volontiers de nous faire visiter et admirer l’activité agricole et fruitière des moines de ce monastère Bénédictin. L’instrument des griots mandingues la kora, fabriquée au monastère accompagne les chants des offices. Nous en profitons pour faire le plein de confitures, de pamplemousses et de fromages de chèvre.

 

Monastère Keur Moussa N14 46.769 W17 06.949

 

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C’est au lac rose (lac Rebta) ou nous arrivons en fin de journée que nous retrouvons le camping « ma petite Camargue » tenue par Jackie.

 

Lac Rose. Ma Petite Camargue Etape 94 kms N14 49.964 W17 13.904

 

Mardi 21 mars. Notre ami artiste Cheickh vient nous rendre visite au camping pour nous saluer et nous proposer une visite du lac et admirer ces tableaux réalisés avec agilité par du sable de toutes les couleurs collés sur des supports en bois. Le lac s’étend entre la savane et la plage sur 5 kms de long et 800 m de large. Cette curiosité naturelle a la particularité de détenir un record de taux de salinité,380 gr/litre soit 10 fois le taux normal en mer. Enduits de beurre de karité, c’est essentiellement des Maliens et de Guinéens qui transpercent la croute de sel au fond du lac, la récolte avec des seaux qu’ils déversent dans des pirogues. Les femmes déchargent les pirogues pour mettre le sel en énormes tas avant d’être ensaché pour la vente. La production est environ de 24 000 T / an.

 

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 Mercredi 22 mars. C’est par une ancienne piste goudronnée qui épouse les dunes que nous traversons le désert pour arriver à Lompoul- sur- mer. Après accord du directeur Harouna de ce petit port, nous installons nos 3 camping-cars pour passer la nuit. Parking 2 000 FCFA (3 €) par véhicule avec reçu. Nous assisterons juste avant la tombée de la nuit au passage des nombreuses charrettes venues le matin chargées de légumes pour le marché et qui repartent par la plage à marée basse dans les villages agricoles.

 

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 Lompoul sur mer.Etape 170 kms N15 26.803 W16 44.000

  

Jeudi 23 mars. Nous passons par St Louis faire quelques provisions et déjeuner au Flaminco sur le bord du fleuve au pied du fameux pont avant de rejoindre le parc national du Djoudj. Le directeur de l’hôtel restaurant Djoudj nous autorise à bivouaquer sur le parking de son établissement juste au départ des ballades pour la visite. Parking 5000 FCFA (7.6 €) par nuit (toilette et eau à disposition) gratuit si nous prenons 1 repas au restaurant menu 13 000FCFA (19 €) C’est au bureau de l’hôtel que nous retrouvons notre ami guide et nous préparons le programme de la journée de visites du lendemain. Entrée du parc 5 000 FCFA / personne (7.6 €) Pirogue 4 000 FCFA / personne (6 €)  Nous prenons le Camping- car de Serge, 6 personnes + le guide pour aller à l’embarcadère Entrée du véhicule dans le parc 10 000 FCFA (15 €) Rémunération du guide 6 000 FCFA (9 €) pour l’ensemble du groupe.

 

Parc du Djoudj. Etape 189 kms N16 21.525 W16 16.383

 

Vendredi 24 marsLe parc du Djoudj est un petit paradis naturel pour des milliers d’oiseaux migrateurs qui s’y reposent après la longue traversée du Sahara. Le Djoudj est la troisième réserve ornithologique du monde. 3 millions d’oiseaux migrateurs répartis en plus de 350 espèces. La balade prend toute la matinée et c’est les yeux remplis d’images exceptionnelles de toutes sortes d’oiseaux que nous rentrons au camp. L’après-midi, le guide accompagnera gratuitement nos amis pour faire une grande balade en camping-car sur les pistes du parc à la découverte d’autres espèces d’oiseaux et de mammifères. Vers 17 h, nous rejoignons la frontière de la Mauritanie au barrage de Diama.

 

Circuit dans le parc.70 kms.

 

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Samedi 25 mars.au lundi 27 mars. Nous remontons la Mauritanie en 2 étapes avant la frontière Marocaine : 683 kms

 

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 Lundi 27 mars. Après la frontière Mauritanienne, c’est à Barbas que nous déjeunions. Avant de reprendre la route, Fernand et Monique souhaitent « trainer » un peu au Maroc. Nous les quittons et poursuivons notre route avec Christiane et Serge. C’est à l’aire de camping- cars de Daklha que nous trouvons nos amis Jacques et Sylvie  avec leur camion Unimog aménagé camping-car.

 

Mardi 28 mars au jeudi 30 mars Boudjour, Sidi Afkenir. Sur la route nous croisons et passons un moment avec Bernard et Christine, membres de l’association Les amis de Guirobé qui descendent au Sénégal pour un voyage de plusieurs semaines.

Arrivée au camping de la Vallée à Abaynou, nous quittons nos amis Serge et Christiane qui vont passer plusieurs jours à Agadir pour faire des travaux sur leur camping-car chez un carrossier à Agadir.

 

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Samedi 01 Avril. Impossible de passer à Oualydia sans faire une halte au restaurant l’Araignée gourmande, Restaurant copieux le midi. Au port nous achetons 2 grosses douzaines d’huitres.

 

Jeudi 06 avril. Retour à Limoges. Fin de ce dixième voyage à GUIROBE .

 

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Pendant ces 91 jours de voyage, nous avons parcouru 16 000 kms, consommé 2400 L de carburant et 86 L d’AdBlue et un peu de sueur.

Bilan financier de ce voyage pour 2 personnes :

Carburants gasoil et AdBlue =2 000 €. Péages taxis et ferries =420 €. Restaurants bars =1 200 €. Nourriture = 400 € dont eau minérale 150 €. Campings -campements -parkings =350 €. Visas = 373 €. Carnet ATA =274 €.

Total 5 017 € soit 55 € par jour

 

http://guirobe.blog4ever.com

lesamisdeguirobe@yahoo.fr

 

 

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11/09/2017
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