Les Amis de Guirobe

Les Amis de Guirobe

I - Voyage 2016

Voyage 2016

 Si vous le souhaitez, la lecture peut se faire en musique en cliquant sur une des pistes musicales ci dessus.

Bonjour à tous, Les Amis de Guirobé.

 

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L'épidémie Ebola, la guerre au Mali, les terroristes, tous ces éléments ne rendent pas aisé de trouver des voyageurs pour nous accompagner au Sénégal Oriental, à GUIROBE près de la frontière du Mali.

Nous avons changé de véhicule de voyage, je vous en informai dans le compte rendu du voyage 2015, ce nouveau véhicule nous à ouvert d'autres possibilités de voyages en camping-cars et plus particulièrement pour notre modèle 4x4.

Nous avons choisi d’adhérer à une importante association de camping-caristes (50 % 4x4) voyageurs à travers le monde C C R S M.  http://www.camping-car-monde.fr/

C'est au cours de l'assemblée Générale annuelle fin septembre 2015 que nous avons fait la connaissance d'un couple de voyageurs de la région de Mont-de-Marsan Chantal et Denis, intéressés par un voyage au Sénégal et la découverte des actions menées par l'association. Je remercie d'autres voyageurs de cette association, Brigitte et Jacques qui étaient au Sénégal en 2015 ainsi que Monique et Roger qui y étaient en 2014, ils nous ont fournis des renseignements précieux  sur des lieux de bivouacs, des gens à rencontrer etc...

Rapidement, nous avons programmé une rencontre avec Chantal et Denis pour envisager la préparation d'un voyage de 3 mois avec un départ début janvier 2016.

Nous définissons un circuit: France - Espagne - Maroc - Mauritanie - Sénégal -Guirobe, après notre mission à l'association, Casamance - Sine Salun - La petite côte - et retour par la Mauritanie.

les Visas pour le Sénégal sont supprimés, par contre le carnet ATA de passage en Douanes pour le véhicule est toujours obligatoire, l'obtention de ce carnet se fait maintenant exclusivement en ligne, on l'obtient en 48 h.

 

Rendez-vous le 13 février sur l'aire ce camping-cars d'Ondres, peu avant Bayonne et la frontière Espagnole. Pas beaucoup de voyageurs en ce début d'année 2016 en bordure de l'océan.

C'est dans le fourgon aménagé de nos amis que nous prenons notre premier diner ensemble. Demain sera vraiment le début de ce voyage de 15 000 kms prévu sur 3 mois.

Première étape Salamanque, le camping Rutta de la Plata Villamayor Salamanca http://campingrutadelaplata.com/?lang=fr Ce camping tout proche de Salamanque, avec une station de bus à l'entrée est idéal pour laisser nos véhicules en sécurité et visiter la ville Espagnole .

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La Plaza Mayor est au cœur de Salamanque . C'est un espace urbain construit comme une Grand-Place castillane qui, avec le temps, est devenu le centre de la vie sociale de la ville. C'est aussi le monument le plus caractéristique de cette ville. Elle est de forme trapézoïdale et non carré. Miguel de Unamuno a défini la place où il avait son débat quotidien sur la terrasse du café Novelty comme "un quadrilatère irrégulier mais étonnement harmonieux"

Après 2 jours de visite à Salamanque, nous roulons tranquillement plein sud. Vers 18 h 30 nous arrivons à Algésiras sur le parking Guttierez bien connu des voyageurs qui souhaitent acheter les billets pour la traversée vers Tanger au Maroc. http://www.viajesnormandie.net/agencia-viajes-algeciras.htm 

Le lendemain matin embarquement à 10 h pour une arrivée au port de Tanger-Med à 12 h (heure locale)

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De Tanger, autoroute vers Kénitra et le camping de La Chénaie https://plagevivante.wordpress.com/camping-plage/camping-la-chenaie-kenitra/.

Nous arrivons vers 16 h 30, nous rencontrons quelques voyageurs Français mais tous en conviennent, beaucoup moins de touristes cette année, on verra bien en descendant plus au sud du Maroc. Nous dinons au  restaurant du camping (pas terrible).

Il faut penser à prendre nos visas pour la Mauritanie. les renseignements pris sur les forums informent que seule l'Ambassade de Mauritanie à Rabat peut fournir des visas entrées multiples de 90 jours pour 100 € alors qu'à la frontière on ne pourrait avoir qu'un visa 1 entrée 30 jours pour 120 €. Nous décidons d'être le lendemain à Rabat dès l'ouverture de l'Ambassade à 9 h en espérant avoir nos visas dans la journée.

Nous avons complété avant le départ les formulaires de demande de visas, nous les déposons au guichet avec les photos, les passeports et 1107 Dirahms  (100 €) par visa. Le guichetier nous prévient qu'il n'y a personne pour faire les visas nous sommes lundi, l'ambassadeur à du prolonger son weekend ! il faudra revenir mardi à partir de 15 h.

Pas question de retourner à Kenitra, la rue de l'Ambassade étant dans un quartier très calme et bien surveillé, nous décidons de laisser nos camions dans la rue , de prendre un taxi et de visiter Rabat. 

Nous visitons la nécropole de Chellah  http://rabat-maroc.net/chellah.html

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 Bâtie sur les ruines de l'ancienne cité Romaine de Sala Colonia, cette nécropole baptisée par les guides "plus romantique site du Maroc", n'a pas toujours bénéficié de l'engouement qu'elle suscite de nos jours.

 La nuit a été très calme dans la rue de l'ambassade, c'est l'avantage de nos camions, nous pouvons dormir dedans sans attirer l'attention des riverains tout en ayant le confort pour les commodités et la toilette.

Nous apprenons que finalement les visas seront à disposition vers 13 h 30, nous les récupérons et prenons aussitôt la route pour Oualidia, ou nous passerons la nuit sur l'aire de camping-car située devant l'Araignée gourmande, établissement réputé pour ces menus de crustacés http://www.araignee-gourmande.com/index.html.

Après un bon diner et une bonne nuit près de la lagune, nous décidons de rejoindre Imourane près d'Agadir ou nous avons rendez vous avec nos amis Chantal et Hervé de l'Aveyron, membres de l'association qui passent une grande partie de l'hiver dans un appartement en bordure d'océan. Nous sommes attendu, nous retrouvons leur chienne Ippy toute contente des cadeaux que nous lui avons ramené de France. Après un succulent couscous nous rejoignons nos camions garés sur le parking de l'immeuble pour la nuit. Pour le lendemain nos amis ont prévu une balade dans les environs et un bon pique nique.

 

Chantal prépare le pique nique dans son camion (Pépère)

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Nous partons vers 14h 30 direction Guelmin et Fort Bou Jerif. Plus d'1 heure pour sortir d'Agadir et nous arrivons à Fort Bou Jerif vers 19h 30, nous sommes accueillis par Pierre et Najet.

http://www.boujerif.com/index.php

 Nous passerons 2 jours à Fort Bou Jerif. Comme chaque année nous aimons passer du temps dans cet établissement confortable et la cuisine... toujours des saveurs à découvrir.

Merci à Pierre et Najet Pour leur accueil, l’intérêt qu'ils portent à l'association, les précieux conseils et les dernières actualités du Maroc.

 

Étape suivante  Tarfaya le camping Villa Bens  puis Boujdour le camping Sahara Line ou nous trouvons en Camping car les amis Gérard et Cathy de la région lyonnaise qui nous accompagnaient à Guirobé en 2013 . Cette année ils ont laissés leur Toyota 4x4 pour profiter de leur camping car. Ils vont faire le tour du Maroc par le goudron.

Nous n'irons pas sur la presqu'ile de Dakhla, nous préférons retourner au coin de bivouac de l'an dernier au bord de la lagune et les parcs à huitres. L'accès n'est pas facile, forte descente, sable et quelques rochers. Même si le fourgon de nos amis n'est pas 4x4, il est suffisamment haut mais le sable devient de plus en plus mou et Denis me signale à la VHF qu'il est préférable de s'arrêter pour bivouaquer car il va s'ensabler tan-pis pour les huitres et il ne faut pas oublier que demain il faudra remonter par la même piste pour reprendre la route. Sagement nous installons le bivouac. Le lendemain matin avec la fraicheur de la nuit le sable est plus porteur, je passe devant pour si besoin mettre la sangle mais finalement le fourgon regagne le goudron.

Nous arrivons à Lahmris vers 12 h30 , dernier plein de carburant détaxé à la station du motel Barbas. Déjeuner rapide puis nous prenons la route vers la frontière de la Mauritanie.

15h, nous commençons les formalités de sortie du Maroc, Police, Douanes, scanner. A 16 h nous sortons du Maroc et traversons avec précaution la partie la plus délicate pour le fourgon de nos amis. En effet cette zone "No Mans land' qui sépare les 2 frontières n'est pas du tout stabilisée, rochers, sable avec des pistes dans tous les sens et des abords qui peuvent être minés. Il est recommandé de ne pas trop s'éloigner des traces et de ne pas répondre aux propositions de services des passeurs "arnaqueurs"qui attendent le touriste pour le plumer.

16 h 30 nous sommes à la frontière Mauritanienne. Les formalités d'entrée sont rapides malgré une fouille en règle, alcool tolérance 0 ! amende de 1000 € par litre, le risque est trop important, nous ferons les provisions au Sénégal. A 17h 15 nous sortons du poste frontière Mauritanien direction Nouadhibou et le camping de la baie du lévrier "chez Ali", nous y arriverons à 18h45. Le vent s'est levé dès le passage de la frontière, la cour de l'auberge / camping est bien abritée du vent derrière les murs d'enceinte. Demain une longue étape Nouadhibou - Nouakchott avec un arrêt vers midi à mi parcours à la station Total. Sur ce parcours vent de face, nous doublons 2 cyclistes, ils ont du mérite ! A la station Total, nous en profitons pour faire le complément de carburant et pour manger un poulet frites. Installés à table sur la terrasse, nous voyons arrivé les 2 cyclistes. Ils ont l'air un peu fatigué mais surtout, ils n'ont plus assez d'argent pour se restaurer et reprendre des forces. Nous leur offrons chacun un plat, lui: Andrea Campanella Italien, Elle: Sylvie Bignonet Française réalisent un projet un peu fou de rejoindre l'Afrique du Sud à vélo. http://www.pazzodaviaggiare.com/?author=2

 L'idée est simple: à partir d'un vélo, rencontrer des gens, organiser des dîners, et de cette façon, financer un projet de coopération.

 La plupart des fonds que nous avons collectés sont réalisés par notre travail, en organisant ou en participant en tant que cuisiniers à des événements culinaires nous confient Sylvie et Andréa.

 

Sylvie et Andréa

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Après avoir échangé nos coordonnées avec Sylvie et Andréa nous reprenons la route vers Nouakchott , nous décidons de passer la nuit chez Nicolas et son campement les Sultanes une vingtaine de kilomètres avant Nouakchott. Malgré le vent de face, nous y arrivons à 17 h. Après l'installation de nos camions, nous pouvons profiter du soleil, de la plage et du bar sans alcool !

 

Camping Les Sultanes (chez Jérémy ) Nouakchott

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La nuit a été bruyante à cause de compétiteurs amateurs attardés du rallye humanitaire Budapest Bamako.

https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.budapestbamako.org/&prev=search

 

Nous décidons de partir le lendemain matin vers 08 h 00 afin de traverser Nouakchott avant que la ville s'éveille, ils ne sont pas trop matinaux les Mauritaniens. La route descend vers la frontière Sénégalaise et c'est avec soulagement que nous prenons la direction du barrage de Diama par une nouvelle route bien goudronnée jusqu'à Keur Macène. A 16 h nous sommes à la frontière Mauritanie Sénégal.et à 18 h 30 à Saint Louis au Camping DIOR. Nous avons pris bien soin d'arriver à la frontière un jeudi. En effet le carnet de passage en Douanes ATA visé à la frontière Sénégalaise doit être validé sous 48 h par les Douanes Générales de DAKAR, le weekend n'étant pas compté dans ce délai, nous pouvons rester pour visiter Saint Louis jusqu'à Lundi. 

L'arrivée sur saint Louis pour aller à la langue de Barbarie traverse toute une zone occupée par les pécheurs, ça circule dans tous les sens, les enfants sont les rois de la route, plus que jamais la prudence doit être de mise, incontestablement nous sommes entrés en Afrique Noire. Pendant ces 2 jours passés à Saint Louis, nous visiterons la ville en calèche et le musée de l'aéropostale.

Nous savions que nos amis Valérie et Bruno avec leur camping car Mercédès 4x4 étaient dans les environs, c’est au téléphone que nous programmons une rencontre au camping Dior pour le diner.

L'arrivée sur Saint Louis du Sénégal

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 Avant d'aller à Dakar, nous faisons halte au campement Zebrabar  http://www.zebrabar.net/?lang=fr 

 

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Le dimanche en fin d'après midi, sur les conseils de nos amis du CCRSM nous allons stationner sur le vaste parking de la statue de la renaissance Africaine.    

Le Monument de la Renaissance africaine est un groupe monumental de 52 mètres en bronze et cuivre à Ouakam, une commune d'arrondissement de Dakar, sur l'une des deux collines volcaniques coniques qui surplombent la capitale sénégalaise, les Mamelles, la plus haute portant déjà le phare des Mamelles.

Le monument représente un couple et son enfant, dressés vers le ciel. Il est officiellement inauguré le lors des cérémonies du cinquantenaire de l'indépendance du Sénégal.

 Ce projet à fait l'objet de nombreuses critiques notamment pour son cout pharaonique et le choix d'une entreprise Nord Coréenne pour sa construction.

 

Dakar : la statue de la Renaissance Africaine

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Le parking de ce monument gardé jour et nuit par les militaires est un lieu de stationnement idéal pour les camping-caristes et autres véhicules aménagés. 

Notre première préoccupation ce lundi matin, la validation de notre carnet ATA aux Douanes de Dakar. La circulation et le stationnement dans Dakar étant toujours compliqués, c'est en taxi que nous allons aux Douanes dès l'ouverture des bureaux au Mole 2 à 9h 00. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nos deux carnets ATA sont remplis, tamponnés et avec le sourire. La journée se termine par une visite à l'Ile de Gorée, son musée et la maison des esclaves. Le lendemain nous décidons de visiter le musée Théodore Monod, le rez de chaussée est réservé aux objets des sociétés africaines traditionnelles, intéressant mais un peu déçu par la propreté des lieux, l'étage complet est réservé à des expositions temporaires actuellement la lutte , sport national au Sénégal. la journée se terminera par une visite de la cathédrale avant de prendre la route pour le camping de l'hôtel Terre d'Afrique au bord de l'océan près de Toubab Dialaw. Nous retrouvons la réceptionniste et serveuse Clémence qui comme d'habitude nous accueille avec le sourire et gentillesse. Dominique, le gérant nous indique nos places de camping sur des emplacements ombragés avec vue sur l'océan. Une case est mise à notre disposition pour la douche et les toilettes.

Dominique a reçu la visite de jeanny Bougnoteau qui l'a informé d'un camp de chasse et tourisme à Kabacoto près de la frontière Gambienne. Nous retenons cette adressepour y passer certainement après Guirobé et la Casamance. Ludovic Bougnoteau gère ce camp avec Jeanny. Il se trouve que lorsque j'étais en activité, j'ai bien connu le père de Ludovic qui avait une entreprise cliente sur Limoges.

http://kabacoto-safari.com/acceuil_sejour_chasse.html

Nous quittons Toubab Dialaw pour rejoindre Thiès et la famille de l'instituteur de Guirobé Augustin Faye.

Comme les autres années nous sommes reçus très chaleureusement par toute la famille, les frères d'augustin et leurs femmes sœurs et enfants ainsi que Rose, la femme d'Augustin, sa maman et les 2 petites filles jumelles sans oublier le Papa, appelé affectueusement '' le vieux".

Après avoir fait quelques courses au marché de Thiès avec Simone la femme de Joachim (frère d'Augustin) le repas est préparé avec générosité et c'est autour de 2 tables que nous nous installons pour déguster et vivre de très bons moments de partage.

Nous échangeons quelques cadeaux  et c'est vers 17 h que nous quittons la famille, direction Tambacounda.

 
Rose, la femme d'Augustin et sa maman

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Simone, la femme de Joachin (frère d'Augustin) et leur fille Louisa

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La déjeuner est trop bon, plein de saveurs.

 

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Rose et ses 2 filles jumelles

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Le Papa chef du "carré" c'est le nom que l'on donne à l'ensemble des logements de la famille disposé en carré autour de la cour commune.

Il est trop tard pour faire beaucoup de route, après vers 19 h 30 et 90 kms nous décidons de faire halte au village de Diourbel. Comme il est d'usage , je rencontre le chef du village Abdoulaye Diouf qui bien gentiment accepte que nous passions la nuit devant l'école. Bien entendu demain, après l'arrivée des instituteurs nous continuerons notre route.

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Pendant notre installation, les enfants du village et quelques adultes viennent nous saluer et à la tombée de la nuit chacun regagne son habitation.

Départ à 07 h 30, nous arrivons à Tambacounda à 14 h. L'Oasis Oriental est notre étape habituelle avant et après Guirobé. Cet établissement tenu par Mr et Mme Gueguen, Consul de France pour la région de Tambacounda met à notre disposition son parking pour bivouaquer, la piscine et ces commodités, douche et toilette.  http://www.oasisoriental.com/

Mr Gueguen possède également un autre établissement à Goudiry sur notre route vers Guirobé et c'est bien volontiers que nous acceptons de prendre en charge un téléviseur à déposer au personnel.

Nous y serons vers 13h30 et nous y prendrons le déjeuner. http://www.savanesafari.com/

Avant de repartir pour Guirobé, je téléphone à Mané et Augustin pour les informer que nous serons à Kidira vers 17 h et qu'il serait bien qu'ils nous y retrouvent

. Mané est très surpris car nous ne l'avions pas prévenu de notre arrivée ni le village. Nous faisons quelques ravitaillements à Kidira car le temps que nous passerons à Guirobé est variable et fonction du temps pour mettre en place toutes les missions que nous avons en projet. Sur le marché de Kidira, nous sommes reconnus par des commerçants habitants de Guirobé, la surprise de notre venue n'aura pas lieu, le village est rapidement informé.

Nous sommes impatients d'arriver à Guirobé, nos amis attendent ce moment depuis notre rencontre, nous espérons qu'ils ne seront pas déçus et qu'ils partageront avec nous et le village des relations fortes souvent remplies d'émotion.

 Nous installons nos 2 camions dans la cour de l'école, à proximité des bâtiments et du puits pour être abrité du vent et avoir le maximum d'ombre.A cette période de l'année, la température l'après midi dépasse souvent les 45 ° C .

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Dès notre arrivée, les enfants accourent pour nous saluer et c'est en leur compagnie que nous suivons Mané et Augustin pour apporter nos salutations à chaque famille du village.

 

Cette visite du village est toujours un moment chargé d'émotions, chacune et chacun ayant à cœur de nous recevoir dans leur cour qui pour l'occasion a été bien balayé.

On nous propose de nous asseoir pour les uns sur des chaises pour les autres sur les lits en bois sortis des cases pour bénéficier de la fraicheur relative des nuits.

 

 

Le village Peul

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Préparation du repas

 

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Les enfants tiennent fermement nos mains pendant la visite.

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Nos amis Chantal et Denis sont très heureux de découvrir le village de Guirobé, Ils peuvent en toute tranquillité se promener suivant un ordre de visite rituel suivi avec exactitude par nos guide Mané et Augustin afin de ne froisser aucune famille.

La visite terminée nous regagnons notre campement dans la cour de l'école. Le repas préparé et dégusté, nous profitons de la fraicheur de la nuit pour nous reposer de cette visite très agréable et chaleureuse.

 

Demain sera une autre journée pour la visite du maraîchage ou dès l’aube, les femmes viennent tirer l’eau des puits pour arroser leurs parcelles puis en fin d’après midi aidées des enfants, l’arrosage reprend, c’est ce moment que nous choisirons pour cette visite en compagnie de Mané, Augustin, le président de l’APE, le chef du village, la présidente et le trésorière du GIE des femmes afin d’honorer les femmes qui travaillent à ce maraîchage.

La visite commence.

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Un des 2 puits du maraichage

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Remplissage des bassines

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Ça pousse bien sur les terres de Guirobé.

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La visite se poursuit avec les enfants.

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L'arrosage

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Et, toujours l'arrosage.

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Les belles salades.

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Félicitations à Mr Hotte qui loue plusieurs parcelles.

 

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La présidente du GIE des femmes

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Nous sommes vraiment impressionnés par la beauté de toutes les plantations et cultures qui demandent un gros travail sous un soleil de plomb et des températures qui atteignent facilement 45 °C.

 

Nous signalons à la présidente que le portail d’entrée mériterait une bonne réparation avant qu’il soit complètement cassé. Sans portail, les légumes seront volés ou mangés par les animaux.

Ce maraîchage est très convoité par les malhonnêtes des villages voisins qui ont déjà été surpris à se servir en légumes.  

 

La présidente et la trésorière gèrent la recette annuelle des locations de parcelles. 50 % de cette recette va dans la caisse du bureau des femmes pour l’entretien et le reste est versé à l’école pour l’achat des petites fournitures.

Augustin me confirme que cette année, la recette des locations contrairement à l’année dernière ou nous avions du intervenir, a bien été versé à l’école.

Nous félicitons la Présidente et l’encourageons à faire réparer rapidement le portail.

Cette réparation sera effectuée avant notre départ.

 

Après cette visite, nous regagnons notre campement dans la cour de l’école pour préparer le diner.

 

La journée du lendemain sera consacrée à faire la vérification et le point des travaux commandés l’année dernière avant notre départ.

Nous ferons également le point sur les dépenses réglées, la situation du compte bancaire et de la caisse de l’école, l’inventaire des besoins pour cette année, travaux, fonctionnement cantine, bourses et tableaux d’honneur.

 

Vérification et contrôle des travaux engagés l’an dernier :

 

Creusage supplémentaire de 8 m du puits de l’école.

Avec Denis et Augustin, nous mesurons la profondeur du puits, 19 m, les travaux sont bien exécutés comme prévu.

 

Construction du local pour la cantine. Les travaux sont inspectés, mesurés et validés par rapport à la commande

 

Achat des matériels pour le jardin dans la cour de l’école, l’inventaire est effectué et il est conforme à la commande. Une brouette est déjà cassée, elle n’a pas résisté au transport des pierres récupérées lors du creusement du puits. Inspection des autres brouettes ; elles sont mal montées, il manque des rondelles et les blocages des écrous ne sont pas faits.

Les visseries seront achetées à Kidira et nous profiteront de ce problème pour faire une formation mécanique de réparation aux élèves intéressés. Les volontaires sont nombreux.

 

Les villageois qui devaient préparer le terrain pour faire le jardinage dans la cour de l’école n’ont pas tenu leur promesse prétextant qu’a la rentrée des classes ils étaient très occupés à la préparation des récoltes de sorgho et d’arachide. Contrairement à l’an passé, l’hivernage a été très pluvieux , les villageois en ont profité pour faire plusieurs récoltes et refaire leurs réserves.

Augustin s’est attelé à la tache pour préparer le terrain et c’est avec de belles parcelles de jardin que les élèves font l’apprentissage du jardinage, arrosage, désherbage sous la surveillance d’Augustin.

Ces légumes seront utiles pour la cantine.

 

Les filles tirent l’eau du puits de l’école 

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Les garçons arrosent

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Résultat: Bientôt de belles récoltes pour la cantine, le surplus pourra être vendu par les enfants à Kidiral, la recette ira à la caisse de l'école.

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L’arrosage de ce jardin est effectué 2 fois par jour, le matin avant la classe et en fin de journée au coucher du soleil.

Sous la surveillance d’Augustin, la quantité d’eau utilisée est bien moins importante que pour le maraichage des femmes. Le développement des légumes a été très important pendant la durée de notre séjour, ce qui attire l’attention des villageoises qui constatent qu’il ne sert à rien d’arroser la journée en plein soleil, de gaspiller l’eau à pleine bassine comme elles le font. L’utilisation de l’arrosoir est indispensable, nous espérons que ces résultats les feront réfléchir et qu’elles adopteront cette façon d’arroser si elles ne veulent pas que les puits se tarissent trop rapidement et surtout qu’elles se fatiguent moins.

 

Construction du local de stockage des denrées et préparation des repas pour la cantine.

 

Le feu se fait à l’extérieur.

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Préparation des repas sur les tables à l'intérieur.

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Le déjeuner des enfants est préparé par les mamans à tour de rôle.

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Miam miam, ça a l'air bon.

 

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C’est en réunion de travail avec les instituteurs que nous définiront les besoins pour cette année.

 

Le  puits de l’école creusé dans le rocher a une eau très pure et fraiche contrairement a l’eau des 2 puits du maraichage qui sont creusés dan la terre et ont du être busé.

Les enfants posent les bassines au sol autour du puits pour les remplir avec le seau puis a plusieurs les soulèvent pour les poser sur la grille du puits avant de les mettre sur leur têtes pour les transporter jusqu'à l’école ou pour remplir les arrosoirs du jardin de l’école.

Les bassines au sol sont salies et lorsqu’elles sont reprisent pleines pour être posées sur la grille, les saletés tombent le puits et le souille.

 

Avec les instituteurs nous imaginons  2 tables grillagées en fer solidement fixées avec du béton dans le sol de chaque coté de la zone de puisage.

. Les dimensions sont prisent sur place. Je fais rapidement un plan pour faire faire un devis par le menuisier métallique Mamadou Coulibaly de Kidira.

 

Les mamans qui font le feu à l’extérieur du local cantine sont très gênées par le vent. Des tôles de récupération ont été disposées pour protéger le feu du vent. C’est tôles sont très dangereuses pour les enfants. L’association fera construire un pare-vent en brique de béton. Les plans sont rapidement faits, le maçon Baye Fall contacté, il viendra demain pour faire le devis.

 

La classe d’Augustin n’a pas d’armoire pour ranger les fournitures scolaires. Un devis sera demandé lors de notre visite à Kidira.

 

Les besoins pour le fonctionnement de la cantine scolaire.

Le PAM (Plan d’Aide alimentaire Mondial) réduit d’année en année ses aides pour les pays d’Afrique de l’Ouest. L’association qui a déjà mis en place le financement pour l’achat au moins une fois par semaine de poisson décide de renouveler l’achat des poissons pour cette année et de compenser le manque à gagner du PAM par l’achat des sacs de sorgho, mais pilé, les bidons d’huile d’arachide, les ingrédients de nettoyage des marmites.

 

 Mané et Augustin prépareront la liste des élèves ayant droit à une bourse et aux tableaux d’honneur cette année.

 

Encore une bonne journée de travail qui se termine. Demain nous irons en taxis brousse à Kidira pour faire des provisions, essayer de nous connecter au ciber pour voir nos messages internet, visiter les artisans pour les devis des travaux et faire du change auprès des commerçants.

Nous profiterons de cette visite pour faire découvrir à nos amis un petit restaurant qui se trouve après la Douane et le pont frontalier qui enjambe le fleuve Falémé  à Diboli au Mali .

Avec Mané et Augustin comme guide, nous n’avons pas besoin de visas pour passer la frontière.

 

Avec cette forte chaleur, la journée a été  éprouvante, les taxis nous ramènent à l’école de Guirobé .

Nous profitons de la fraicheur du soir, 30 ° C pour prendre une bonne douche avant le diner.

 

Ce matin, repos, nous ferons le tour des classes pour encourager les instituteurs et montrer aux élèves tout l’intérêt que nous portons à leur assiduité aux cours. Ce n’est pas toujours facile pour les enfantsde se rendre à l’école, les parents ont souvent besoin d’eux pour les tâches ménagères, s’occuper des troupeaux et puis les enfants aiment bien partir en brousse pour jouer.

 
La classe de Mané

 

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 La classe d'Augustin.

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Les élèves sont très attentifs.

 

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Avant le cours d'éducation physique.

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 Augustin, trésorier de l’APE, nous remet un état financier du suivi des dépenses effectuées avec l’argent laissé l’an dernier.

 

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Également un récapitulatif des commandes engagées pour les travaux de cette année.

 

Murs pare vent pour la cantine : Maçonnerie Baye Fall    75 000 FCFA

Tables pour le puits :Mamadou Coulibaly                         55 000  FCFA

Pose et fixation des tables : Baye Fall                                15 000  FCFA

Achats fournitures pour construction                                 62 500  FCFA

Transport des matériaux                                                      10 000  FCFA

M O pour fabrication des briques                                          3 000  FCFA

Quincaillerie fournitures pour réparation brouettes et     

Réparation arrosage jardin                                                  125 950 FCFA

 

 

 

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 Fabrication armoire pour la classe d’Augustin

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Financement de la cantine scolaire.

 

Achat poissons 36 vendredi à 1000 FCFA       =   36 000 FCFA

1 sac de sorgho                                                 =     7 500  FCFA

1 sac de mais pilé                                              =     9 000 FCFA

60 litres huile arachide                                     =    45 000 FCFA

 

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             Les tables posées                                           

 

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C’est bien plus facile de verser à hauteur

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Pare vent de la cantine en construction

 

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Après la préparation des repas pour les enfants, et la fin des cours vers 13 h, les enfants se lavent les mains,, les bols en inox sont remplis .

Les petits groupes se forment dans la grande classe de Mané ou à l’extérieur pour manger.

 

Préparation des repas dans les bols

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                                                 Transport des bols vers la classe

 

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                                                     Lavage des mains avant le repas.

 

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Déjeuner des petits garçons et filles

 

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Déjeuner des filles

 

 

 

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Depuis que les colis nous ont été volés par le transporteur, nous essayons d’amener avec nous quelques colis de vêtements et de jouets que nous distribuons équitablement à tous les élèves.

L’inventaire et la répartition est effectuée par Chantal et Nicole

 

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Les femmes du maraîchage ont décidé de préparer un repas pour elles avec la cagnotte de leur part des recettes de location des parcelles. Nous sommes invités à partager ce repas ainsi que tous les enfants de l’école et les instituteurs.

 

Notre première réaction à été de refuser, pensant que cet argent pourrait être mieux utilisé mais finalement sur les conseils des instituteurs, nous acceptons pour ne pas fâcher les femmes et puis après tout, les enfants profiteront d’un bon repas complet.

 

 

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Après ce merveilleux et bon repas, nous préparons avec Mané et Augustin la liste des prétendants aux bourses et aux tableaux d’honneur pour cette année scolaire.

 

Nous arrivons à un total de 18, 10 collégiens, 7 lycéens et 1 universitaire.

 

Pour encourager les élèves et aider encore plus les familles, le montant de la bourse sera de 25 000 FCFA

 

Seulement 2 lycéens peuvent prétendre aux tableaux d’honneur cette année. Nous faisons constater aux instituteurs que les moyennes sont moins bonnes que les autres années, Pas de tableau d’honneur pour les collégiens de Kidira.

 

Les instituteurs remarquent que dans toutes les académies, le corps enseignant à souvent été en grève pour essayer de faire respecter par le gouvernement les engagements pris et approuvés par les

syndicats. Toutes ces journées de grève n’ont pas été récupérées, contrairement aux instituteurs des écoles de brousses, tout au moins pour Guirobé.

 

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Il est temps de préparer et programmer la réunion annuelle, Assemblée Générale de l’APE chez le chef du village dans la cour. Comme les années passées, cette réunion commencera en soirée lorsque tous les habitants seront de retour de leur travail.

Mané et Augustin se charge de voir avec le chef du village le meilleur jour, ce sera le samedi 13 février.

Pour l’occasion je prépare l’ordre du jour et un discours.

Mané sera le secrétaire de séance, Augustin le trésorier, Amadi Guiro le traducteur Français / Pular

 

Le bureau réunit

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les femmes et les enfants prennent place

 

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Les élèves viennent 1 à 1 voir Augustin pour   recevoir leurs bourses et leurs tableaux d’honneur 

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Une femme prend la parole pour demander une pompe pour le maraichage

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Compte rendu de la réunion rédigé par Mané

 

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Cette réunion marque la fin de notre séjour à Guirobé. Nos amis semblent être contents de leur séjour.

C’est important pour l’association d’avoir chaque année de nouveaux membres qui nous accompagnent pouvant ainsi si besoin est, témoigner de la bonne réalisation des actions financées et réalisées .

 

Ce soir nous commencerons à ranger nos affaires pour partir demain dans la matinée.

 

Le chef du village, les  villageois, les femmes du maraîchage, les enfants viennent nous dire au revoir.

Les bras se lèvent, quelques coups de klaxon et nous laissons derrière nous le village, direction Tambacounda ou nous prendrons un peu de repos à l’hôtel Oasis Oriental et retrouverons notre ami consul Ronan Gueguen et son épouse.

 

 Les femmes viennent nous saluer               

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Départ de Guirobé vers Kidira

 

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Partis de Guirobé vers 15 h, Kidira est complètement bouché par les poids lourds qui veulent passer au Mali. les contrôles douaniers sont très pointilleux depuis la présence des troupes Françaises sur zone. Heureusement nous connaissons les détours par la brousse et c'est dans des nuages de poussière que nous retrouvons le goudron et la route de Tambacounda. Vers 17 h nous sommes à Goudiry, nous y faisons halte comme à l'aller pour passer la nuit dans la cour de l'auberge.

Le lendemain départ vers 9 h00 et nous arrivons à Tambacounda ou nous avons l'agréable surprise de trouver sur le parking de l'Oasis Oriental nos amis Claude et Alain du CCRSM avec leur camping car Mercédès 4x4.

http://exploracy.fr/

Après ce long séjour à Guirobé, dans la chaleur et la poussière , nous sommes contents de retrouver un peu de confort, bar , resto et piscine.

Le diner se fera à 6 sur la plage de la piscine, Les échanges d'impressions sur nos voyages respectifs vont bon train, demain nos amis Claude et Alain doivent rejoindre Bakel avant de suivre le fleuve Sénégal et passer la frontière par le barrage de Diama pour rentrer en Mauritanie. Quand à nous, cap Ouest au sud de la Gambie pour rejoindre la Casamance et Cap Skiring.

 

A goudiry, le voyant niveau haut AdBlue s’allume avec le message « rejoignez le garage »l’AdBlue, le liquide quipermet aux nouveaux véhicules diésel d’être à la Norme Euro 6 pour la pollution. Nous avons fait le plein du réservoir d’AdBlue avant de partir de Guirobé et n’avons roulé qu’une centaine de Kms ! Le camion marche bien, on verra ça tranquillement à Tambacounda. Je branche la valise diagnostic sur la prise, défaut niveau haut AdBlue détecté, reset , démarrage , OK

Le lendemain départ pour la Casamance, 10 kms de route le voyant AdBlue se rallume alors que le camion marche bien. Re-valise diagnostic, cette fois , le voyant ne veut pas s’éteindre. Je téléphone au chef d’atelier du garage Mercédès de Dakar Mr Jean Pierre Blanc pour lui exposer ce problème.

Compte tenu de haute teneur en souffre du gas oil au Sénégal ce type de véhicule aux normes Euro 6 n’est pas commercialisé. Il pense qu’au bout d’un certain temps le véhicule peut s’arrêter si le défaut persiste. Il nous conseille de venir au garage pour brancher la valise constructeur raccordée à Internet pour voir exactement le défaut.

Cela ne fait pas notre affaire, Dakar n’est pas la direction de la Casamance mais nous n’avons pas le choix. Nous proposons aux amis de rester à Tambacounda confortablement installé le temps que nous faisions l’aller retour environ 1000 kms. Pas question pour eux de rester à Tambacounda, ils nous suivent. Nous sommes sensibles à cette attention, nous aurions pris la même décision.

En passant par Koungueul, nous repérons un site de mégalithes, après un petit détour par les pistes, nous rencontrons un instituteur qui nous emmènera sur le site pas facile à trouver dans la brousse.

 

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Nous n’irons pas directement à Dakar mais à Toubab Dialaw (25 kms au sud de Dakar) au camping hôtel restaurant Terre d’Afrique situé en bordure d’océan. Demain nos amis pourront se reposer et profiter de l’océan pendant que nous irons chez Mercédès à Dakar.

Le chef d’atelier Jean Pierre Blanc nous attend, il donne les instructions, branchement de la valise raccordée à internet défaut niveau haut AdBlue confirmé, mais surtout, mise à jour à faire impérativement ! Le nécessaire est fait, le complément Adblue également, démarrage OK.

Mr Blanc nous établit un rapport des opérations effectuées pour notre concessionnaire Mercédès de Limoges.

Retour à Toubab Dialaw. Deux possibilités s’offrent à nous pour aller en Casamance.

-Retourner à Tambacounda pour contourner la Gambie, ou descendre à Nioro du Rip , traverser la Gambie pour rejoindre la Casamance.

Malgré les difficultés que nous connaissons pour traverser la Gambie, nous choisissons cette route, plus courte surtout qu’on nous a signalé des tronçons de route très mauvaise par Tambacounda.

Pour arriver à Foundiougne nous prenons le bac : 

 

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Nous décidons de bivouaquer à Foundiougne devant l’établissement, auberge restaurant Le Baobab sur mer. Le propriétaire de ce terrain accepte bien volontiers que nous installions nos camions sous un magnifique fromager.

 

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La terrasse du Baobab sur mer.                                       

 

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Les pirogues du port de Foundiougne

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C’est à Toubacouta, petit village niché au bord d’un bolong que nous faisons halte pour y passer la nuit. Aucun établissement n’accepte de nous autoriser à stationner sur leur parking pour passer la nuit dans nos camions. Nous nous  installons le long du chemin qui mène à la plage et aux pirogues .

La nuit fut très bruyante, on à subit des musiques religieuses de forte puissance avec des récitations de prières jusqu’à 3 h du matin.

Le lendemain matin une ballade en pirogue sur les bolongs  et sur une ile de coquillages nous fera oublier cette mauvaise nuit.

 

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Nous rencontrons des Français qui viennent tous les ans  à Toubacouta après y avoir fait construire une maison pour une famille du village. Sur leurs recommandations nous dinerons « Chez Boum »la référence culinaire du village.

Avant de poursuivre notre route vers Nioro du Rip nous faisons un détour par Missirah. Ce joli petit village en bordure de la foret de Fathala et aux portes du parc national du delta du Salum est célèbre par son fromager millénaire, le plus grand du Sénégal dit-on avec ses 30 m de circonférence, son allure impressionnante et les silhouettes curieuses que chacun peut voir dans ses racines. Missirah c’est aussi un port animé avec ses séchoirs  et saloirs à poisson

 

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Lors de notre passage par Toubab Dialaw et Terre d’Afrique, nous discutions avec Dominique, le directeur, et l’informions que nous irons en Casamance en passant par la Gambie et donc Nioro du Rip. Il nous informe qu’il a eu la visite d’une Française installée depuis 2014 avec son neveu dans un camp de chasse et de tourisme à Kabacoto. Elle souhaitait échanger des informations avec Dominique pour voir comment il accueillait les voyageurs campeurs de passage dans son établissement.

Dominique nous donne la carte de visite au cas ou nous serions intéressé pour y faire une halte.

Ce camp est tenu et dirigé par Ludovic et Jeanny Bougnoteau. Il se trouve que je connais bien le papa de Ludovic, Christian qui dirigeait son entreprise Limougeaude, spécialisée en plomberie, chauffage et couverture il est  maintenant en retraite.

La route puis la piste qui mène à Nioro du Rip est partiellement en travaux. Les déviations dans la brousse sont en très mauvais état, par moment il me faut bien toute la puissance du moteur en 4x4. La poussière est très dense et la visibilité réduite. Nos amis avec leur fourgon nous suivent à distance et nous prenons régulièrement des nouvelles par la VHF,  Après 126 kms et 6 heures de piste, nous arrivons au camp Kabakoto Safari.

Ludovic est en France depuis 2 jours, Jeanny est à Dakar pour suivre l’arrivage d’un conteneur.

Nous sommes très bien accueillis par le personnel qui nous met en contact téléphonique avec Jeanny.

Le personnel a reçu les consignes pour nous proposer 2 emplacements pour nos camions et une case est mise à notre disposition pour la douche et les toilettes.

Ce camp est très propre, très bien construit, électricité 24 h/24 eau chaude , des sanitaires avec une plomberie qui marche bien, etc.. on voit que Christian Bougnoteau a surveillé les travaux.

Le camp de 8 ha est entièrement clôturé et sécurisé. Il est implanté sur la rive du fleuve le Grand Bao Balon.  

Nous prendrons notre diner au restaurant qui donne sur la piscine et nous profiterons du bar très bien approvisionné.

 

http://kabacoto-safari.com/index.html

 

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La région longeant la Gambie est au cœur de la zone des mégalithes. Nous avons repéré pas très loin de Kabacoto le site de Siné Ngayène.

Nous savons que l’accès à travers la brousse est difficile  surtout avec nos camions. Les pistes qui traversent les villages partent dans tous les sens. Un des serveurs du restaurant qui connait bien la zone nous propose de nous accompagner, il nous servira de guide.

Les cercles mégalithiques de Sénégambie sont des cercles de pierre d'âge historique réalisés en roches volcaniques ou en concrétions latéritiques assez faciles à travailler. Ces cercles se trouvent à la frontière du Sénégal et de la Gambie

Le complexe de Sine Ngayène (Sénégal) est le plus grand site de la zone. Il comprend 52 cercles de pierres dressées, dont un cercle double. Au total, on compte 1102 pierres taillées sur le site. A environ 1 km à l’est (à l’extérieur du bien), se trouve la carrière d’où furent extraits les monolithes et où l’on a retrouvé les traces d’extraction d’environ 150 pierres. Le site a été fouillé vers 1970 et plus récemment par Bocoum et Holl. Les travaux ont établi que les sépultures uniques semblaient précéder dans le temps les sépultures multiples associées aux cercles de pierres.

 

L’entrée du site mégalithiques de Sine Ngayène

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Accompagné de notre guide, nous prenons la piste pour aller à la découverte du site mégalithiques de Siné Ngayéne . Même si le  site n’est pas loin de Kabacoto, une quinzaine de kms que nous parcourrons en plus d’une heure par des pistes qui ne sont vraiment pas faites pour nos camions mais plutôt pour des charrettes. Les arbustes frottent tout au long de la carrosserie et enfin nous arrivons sur la place du village de Sine. Notre guide part à la recherche du gardien de la clé du portail du site situé à quelques centaines de mètres du village. Accompagné du détenteur de la clé, d’une ribambelle de gamin nous pouvons entrer sur le site.la visite est très intéressante de même que la visite du musée qui renferme tous les documents, objets, photos des multiples fouilles organisées après le classement du site par l’Unesco. Pour le retour vers kabacoto, notre guide nous propose d’autres pistes mais malheureusement c’est pire ! Nous arrivons enfin à Kabacoto ou le bar est le bienvenu.

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour le passage par la Gambie. Le gouvernement Gambien à mis en place une taxe de 400 000 FCFA par camion qui veut aller en Casamance par le Gambie. Les chauffeurs routiers refusent de payer cette taxe  et bloquent la frontière, ils ne laisseraient passer que les charrettes et les voitures. Nous arrivons à la frontière, effectivement, c’est le blocus, passage à pieds uniquement. Après notre demande, nous sommes reçus par le chef Sénégalais du poste frontière qui nous informe que la frontière n’est pas bloquée mais  il nous déconseille vivement de passer. Les routiers ont commencent à mettre à exécution leurs menaces de brûler tous les véhicules qui essaieraient de passer, même les véhicules des Etrangers. Il pense que tant que les gouvernements Gambiens et Sénégalais n’auront pas trouvé d’accord, la situation perdurera. Ne connaissant pas pour combien de temps, nous renonçons. a passer, de même, faire le grand détour par Tambacounda. Retour à Foundiougne et bivouac sous le fromager devant l’auberge le baobab sur mer.

A la place de la Casamance, nous partons pour le Sine Salum, Palmarin et Djifer. Notre base sera le campement Le Djidjack

 

http://www.djidjack.com/fr/

 

Comme toujours, nous sommes accueilli chaleureusement par Jean-Paul et Graziella.

 Nos amis tombent immédiatement sous le charme du Salum. Nous ne sommes pas nombreux au camping, une seule toile de tente. Nous installons nos camions à l’ombre

La piste de Palmarin à Djifer

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Le camping ombragé de Djidjack.

 

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  Après un tour rapide du campement qui donne directement par une belle plage sur l’océan. 

 

 Nous réservons le diner que nous prendrons à la table familial avec nos hôtes dans la grande salle du restaurant avec son impluvium au centre.

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  Après un tour rapide du campement qui donne directement par une belle plage sur l’océan. 

 

 Nous réservons le diner que nous prendrons à la table familial avec nos hôtes dans la grande salle du restaurant avec son impluvium au centre.

AU cours de ce diner nous retrouvons Tom et » la Baronne » Tom est originaire de Palmarin Il a crée avec son épouse qu’il appelle avec humour et affection »  la comtesse » une boutique Tailleur Rasta à Marseille. Il vient régulièrement à Djdjack  avec son épouse pour retrouver sa famille.

Son parcours, son histoire est bien décrite par Brigitte Bertoncello (lien internet  ci-dessous

 

http://www.museum.agropolis.fr/pages/savoirs/colporteurs/complements.htm

 

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Après une nuit douce, nous prenons le petit déjeune dans les branches d’un magnifique baobab. Jean Paul a installé des tables et des bancs permettant une installation pleine de charme pour un réveil avec les nombreux oiseaux qui s’approchent pour venir attraper en plein vol les morceaux de pain que nous leurs lançons.

 

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Nous décidons d'aller faire un tour en pirogue pour découvrir la mangrove et le port de Djifer.

 

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Nous débarquons sur la plage pour déguster les huitres de mangrove récoltées par nos piroguiers

 

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Nous débarquons dans un village de pécheurs ou les femmes préparent les coquillages et font sécher les poissons sur des fumoirs.

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Le jour suivant nous partons faire un tour en calèche pour découvrir avec un guide toute la réserve du Salum à coté du campement. Les ouvriers creusent des grands trous puis les femmes récupèrent le sel par couche qu’elles entassent à proximité des trous puis elles les recouvrent de vieux tissus et plastiques pour protéger le sel. Des transporteurs viennent régulièrement récolter le sel qui sera commercialisé pour la communauté.

 

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Après ces belles journées de ballade, nous remontons lentement la côte Sénégalaise. Nous faisons halte dans un campement que nous aimons bien Le Thiossane à M’Bodiène ou nous sommes chaleureusement accueilli par Alicia. Nous laissons nos camions à l’entrée du campement sur le parking qui nous servira de lieu de bivouac. Un petit chemin serpente dans la végétation pour arriver au campement qui surplombe la lagune.

 

http://www.lethiossane.com/resultat.htm

 

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Alicia nous prépare un bon poulet yassa que nous dégustons puis nous rejoignons nos camions.

 

Après notre départ du Thiossane nous nous arrêtons pour visiter L’église de M’Bodienne à l’architecture presque Mexicaine, elle est célèbre par ses vitraux réalisés avec des inclusions de bouteilles de verre dans le ciment.

 

Notre route nous mène à Joal, la ville natale de Léopold Sédar Sanghor. Fadiouith, une ile pittoresque située juste en face de Joal. Elle est reliée à Joal par un pont en bois piéton de plus de 500 m de long, réalisé en 2005 par une entreprise Française. L’ile de Fadiouth ou cohabite harmonieusement Chrétiens et Musulmans à une église et une mosquée.  Un autre pont en bois mène aux 2 cimetières sur un ilot entièrement construit en coquillages (coques)

 

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Difficile de trouver un endroit pour stationner nos 2 camions pour passer une nuit tranquille à Joal. Le grand parking du restaurant Le Finio sur la place à l'entrée du pont moyennant le diner au restaurant nous autorise à camper sur le parking dans l'enceinte fermée de l'établissement. C'est en pirogue que nous ferons l'aller à l'ile puis la visite du village de Fadiouth, nous assisterons à la messe en musique accompagnée d'une guitare et des djembés.

La réserve de Bandia sera notre prochaine étape.

La réserve privée de Bandia constitue un petit joyau de réussite écologique par la régénération surprenante de sa flore et la réintroduction de grands mammifères d'Afrique, disparus parfois depuis des siècles, sous la pression démographique et le braconnage.

Nous passerons 2 nuits sur le parking fermé à l’entrée de la réserve.

Pour apprécier et profiter pleinement de ce site et des animaux, nous prenons un véhicule spécialement adapté avec chauffeur et un guide. Ce choix est judicieux et nous avons pu voir la plupart des mammifères d'Afrique : rhinocéros blancs, zèbres, girafes, buffles, élands de Derby, éland du Cap, oryx, hippotragues rouans, cobs defassa, cobs de Buffon, grands koudous, impalas, gazelles dama, gazelles à front roux, phacochères, singes patas, singes verts, chacals, mangoustes, mais aussi : crocodiles, tortues géantes, autruches, et plus de 120 espèces d'oiseaux

 

http://www.reservedebandia.com/accueil.html

 

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C’est en passant à la Somone que nous visitons l’élevage d’oiseaux exotiques d’Afrique à Nguerring.

Jean-Pierre a réussi un pari gigantesque par passion.

 

http://senegalexoqtique.sitew.com

 

 

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Nous avons apprécié le restaurant de ce parc avant de rejoindre Saly. Comme tous les ans nous passons voir nos amis Françoise et Lucien qui se sont installés à Sally, ils y passent 8 à 9 mois par an. Un déjeuner sur la terrasse de leur confortable case et une ballade dans Safari Village nous feront passés de bons moments en leur compagnie.

Nous passons la nuit au camping de La ferme de Saly ou Jean Paul et son épouse nous régalent avec la cuisine du restaurant et aussi avec leusr histoires de voyage.

 

Avant de rejoindre le lac rose, nous ne pouvons pas faire une halte au monastère de Keur Moussa

 

L'abbaye de Keur Moussa fut fondée au Sénégal, le par neuf moines de l'ordre de Saint Benoit venus de Solesmes. Les bâtiments furent inaugurés en 1963 en présence du président du Sénégal Léopld Sédar Sanghor.

http://www.abbaye-keur-moussa.org/

Nous en profitons pour acheter aux moines des fruits, confitures et autres nourritures produits par l’exploitation agricole du monastère.

 

Nos amis Brigitte et Jacques du CCRSM nous ont recommandé lorsque nous passerons par le lac Rose (Sebta) d’aller saluer de leur part un artiste Cheikh qui vit dans une case au bord du lac. Il réalise des tableaux colorés avec du sable.

Nous posons nos camions au camping la petite Camargue à quelques dizaines de mètres de la case de Cheikh

 

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Nous passons de bons moments avec Cheick qui nous a apprends l’histoire de ce lac rose qui doit sa couleur à une algue microscopique. Afin de résister à la très forte concentration de sel, cette algue secrète un pigment rouge. Plus l’évaporation est forte, plus la concentration de sel augmente.

Les ramasseurs de sel essentiellement des Maliens et des Guinéens, le corps enduit de beurre de karité se tiennent dans l’eau jusqu'à à mi buste, un tamis autour du cou. Avec des bâtons à pointe de fer, ils transpercent la croute au fond du lac et extraient des seaux de sel blanc qu’ils déversent dans une pirogue à fond plat pouvant contenir jusqu’à une tonne, la production maximum d’une grande journée de travailleur. Le sel est ensuite débarqué sur les berges du lac par des femmes qui constituent d’énormes tas. En fin de journée, elles sont payées selon le nombre de barques déchargées… le sel est enfin mis en sac et vendu entre 12 et 38 € la tonne suivant la qualité

Après avoir acheté quelques tableaux à Cheick pour la récompense de sa gentillesse et du temps qu’il nous a consacré, nous devons continuer notre route. Cheik nous montre les photos et les messages reçus par nos amis Brigitte et Jacques du CCRSM que nous remercions.

 

Il est temps de prendre la route, nous faisons halte au village des tortues  ou nous pique niquons. Le Village des Tortues de Noflaye a pour but d'accueillir les tortues redonnées par le public, d'accueillir des visiteurs, de favoriser le développement économique grâce à 1'éco-tourisme, et de mener des programmes de conservation et d'études sur certaines espèces comme Pelusios castaneus, mais surtout Centrochelys sulcata.

 

http://www.villagetortues.com/m/fr/presentation11/5/37/

 

Sur la route de Saint Louis nous faisons un détour vers Lompoul. Ce village est connu pour son vrai petit désert de sable (4 à 5 km²) 8 kms après Lompoul, nous arrivons à Lompoul sur Mer.

Le directeur du port, Marouna nous fait visiter les installations et nous autorise gentiment à bivouaquer sur le parking du port pour 2000 FCFA ( 3 € par véhicule ) avec un gardien pour la nuit

 

L'arrivée des pécheurs après une journée de pèche

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C’est bien naturellement que nous achetons quelques langoustes aux pêcheurs (10 € le kg)

Bien préparé, ces langoustes sont un véritable régal.          

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Départ des pirogues pour la pèche

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Le port se réveille vers 8h 00, A coté de notre installation les femmes préparent des frittes sur un feu de bois et c’est bien naturellement que nous échangeons la nourriture de notre petit déjeuner.   

 

C’est vers 17 h que nous arrivons au camping de Zébrabar ou nous resterons 2 nuits pour profiter du charme, de la tranquillité et du confort de ce camping.

 

Cela fait plusieurs années que nous quittons le Sénégal sans prendre le temps de faire un détour avant la Mauritanie vers le parc du Djoudj, nous décidons de le visiter.

C’est en prenant la route de Saint Louis qui va à Diama que la piste bien roulante nous mène à l’entrée du parc du Djoudj . Nous installons nos 2 camions sur le grand terrain à l’entrée de l’hôtel . Le gérant met à disposition les installations sanitaires à partir du moment ou nous prenons nos repas à son restaurant.

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Nous prenons un guide et la pirogue pour découvrir ce parc qui englobe une partie du fleuve, avec de nombreux canaux, criques, lacs, bassins, marécages et bouquets de roseaux, ainsi que les zones environnantes de savane boisée, le parc s’étend sur 16 000 ha et dispose d’un plan d’eau permanent, ce qui attire de nombreuses espèces d’oiseaux.  Chaque année, environ 3 millions d’oiseaux transitent par le parc où près de 400 espèces ont été dénombrées

 

http://www.au-senegal.com/parc-du-djoudj,010.html

 

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 2 jours passés à visiter le parc, nous le quittons, direction la frontière Mauritanienne par Diama avant la date de fin de nos visas pris à Rabat, multiples entrées et durée 90 jours.. Nous choisissons le poste de Diama contrairement à l’année dernière car depuis janvier 2016 la Douane de Diama est officiellement autorisée à valider le carnet ATA pour la sortie du Sénégal.

Il n’y a pas foule au poste de Douanes Sénégalais. Police : tampons de sortie sur les passeports avec le sourire.

Douanes : Feuillet blanc de sortie tamponné avec le sourire. Pas de bakchich, de toute façon même quand on nous en demande, poliment nous refusons prétextant que dans tous les pays, les fonctionnaires sont rémunérés par leur ministère pour le travail qu’ils sont en train d’accomplir. Franche poignée de main avant de se quitter.

 

Passage sur le barrage : 4000 FCFA par véhicule avec facture. Arrivée frontière Mauritanie, poste de police, nous présentons nos passeports avec les visas pris à Rabat. Nos visas papiers ne sont plus valables.

Nous essayons d’expliquer qu’à l’aller en janvier nos visas étaient acceptés. Explication du policier, depuis 15 jours  seuls les visas biométriques sont acceptés, le poste frontière est équipé pour en délivrer. Maintenant les visas sont à 120 € par personne,  durée 30 jours maximum et une seule entrée.

Je téléphone à notre Ambassade à Nouakchott qui nous confirme qu’effectivement depuis 15 jours la Mauritanie applique ces nouvelles consignes à tous ses postes frontières pour des problèmes de sécurité et de faux visas en circulation. L’ambassade nous conseille de passer les voir à Nouakchott pour signer une pétition (déjà plus de 200 signatures) pour négocier avec le ministère Mauritanien les remboursements des Français qui étaient en possession d’un visa papier encore valide.

Avec tout ce temps perdu, il nous est impossible d’être à l’ambassade de Nouakchott avant l’heure de fermeture puis demain le weekend commence , nous n’avons pas l’intention de passer 2 jours à Nouakchott surtout que nous ne croyons pas beaucoup au remboursement.

Nous prenons et payons nos visas biométriques, tampons de la police,  Au poste de Douanes, présentation du carnet ATA, tampon sur le feuillet bleu de transit. Au revoir Messieurs et Bonne route.

 

Après quelques kms sur la piste,  entrée du parc de Diawling 2000 ouguiyas par personnes avec reçus. La piste en bas de la digue est bien roulante, nous sommes en pleine période sèche, il n’y a pas eu de pluie depuis un moment. A Keur Macène nous rattrapons le goudron pas toujours en bon état. Beaucoup de poids lourds et des travaux, pas toujours facile de doubler surtout qu’ils n’ont souvent pas de rétroviseurs.

Chantal et Denis qui me suivent, prennent une photo, on dirait que c’est mon véhicule qui porte ce chargement. Nous sommes en liaison VHF. Et je les préviens que je vais doubler si le camion se range et qu’il serait bien qu’ils doublent également dans la foulée avant que le camion revienne sur le goudron.

 

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Klaxon, appels de phare  et finalement  le camion se range sur le coté, il se trouve comme cela penché

à droite, c’est mieux pour moi si le chargement bascule pendant que je double.

 

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Et finalement ça passe ; ouf ! Pour les amis aussi

 

Nous arrivons à Nouakchott vers 19 h00, l’Ambassade est fermée. Beaucoup de circulation, nous reprenons la route du port, qui est assez encombré et nous arrivons au campement Les Sultanes chez Jérémy en bordure d’océan.

 Après toutes ses déconvenues et contrariétés de nous avoir délesté de 240 € par couple pour les visas, nous n’avons pas le cœur à préparé le diner dans nos camions. Nous retrouvons Jérémy au restaurant pour  commander un repas de poissons. Il y a pas mal de monde, pas des touristes mais des Mauritaniens qui sont venus en famille passer la fin de journée sur la plage.

 

 Le lendemain matin départ des Sultannes vers 9 h , ça roule bien, nous arrivons à la station Total pour déjeuner, nous perdons pas de temps, l'objectif est d'arriver à la frontière de Guerguerat un peu avant l'heure de fermeture car généralement le passage se fait plus vite. Nous arrivons peu après 16 h00, Police : tampons sur passeports, Douanes, tampons sur carnet ATA et 30 mn après notre arrivée, nos 2 camions sont sortie de Mauritanie. Passage délicat de cette mauvaise piste "No man's Land" pour le fourgon de nos amis et finalement tout se passe bien . Au moment ou je rédige ce compte rendu de voyage , j’apprends par Arthuro, personnage bien connu des voyageurs aux frontières Maroc et Mauritanie que ce passage est en cours de nivelage et de goudronnage. Les épaves et les tas de déchets des trafiquants ont été évacués.C'est le signe de l'intensification des échanges commerciaux entre le Maroc et la Mauritanie ^par voie routière. Il était temps, plus personne y croyait.

Entrée Maroc,, Premier contrôle : gendarmerie, nous remplissons les fiches de police, les femmes prennent les passeports avec les fiches puis elles sont guidées dans une file vers un guichet pendant ce temps les hommes vont garer les camions sur un parking avant le passage au scanner. Un douanier prend nos fiches D16 Ter pré remplies par internet  et on attend gentiment notre tour. C’est à 18 h que nous quittons le poste de frontière Marocain. A 19 h nous sommes à la station Barbas de Bir Gandouz ou nous avons l’heureuse surprise de voir deux camions dont un que nous connaissons bien pour avoir passer un bon bivouac l’an dernier à la Villa Espagnol sur la côte avec eux et nos amis Christine et Dominique .

Nos amis Suisse sont accompagnés par un autre camion Mercédès pas de première jeunesse, mais très bien équipé pour de longs voyages.

 
La bonne humeur de nos amis Suisses.                                  

 

 

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Le camion de leurs amis .              

 

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Comme il y a peu de camping-cars au Maroc en ce moment, nous décidons d’aller jusqu’à la presqu’ile de Dakhla et son aire aménagée

 

 Effectivement, pas beaucoup de monde, que des pratiquants de wind-surf marocains et un peu d'étrangers comme ce Français avec pack up Nissan et sa cellule Tisher surnommé Jimmy sur les forums de voyageurs.

Étapes suivantes , Boudjour camping puis Laayoune, Tarfaya et Afkénir, la Courbine d'Argent ou notre ami Paul Italiano malgré le remplissage de son restaurant a gentiment accepté que nous campions dans l'enceinte du parking et nous servir un bon diner comme d'habitude.

 

  http://www.lacourbinedargent.com/

 

Ayant des problèmes avec l’installation de l’antenne de télévision effectuée par un monteur spécialiste à Tiznit préfèrent y aller directement alors que nous, nous souhaitons repasser par Fort Bou Jerif.

Nos amis partent devant, pour nous, petites étapes de 200 kms et nous nous retrouverons à Essaouira dans quelques jours, nous resterons en contact téléphone ou SMS pour le point de rencontre.

 

Nous resterons 2 jours à FBJ  pour nous reposer, nettoyer un peu le camion, profiter du merveilleux environnement de ce lieu, discuter avec nos hôtes et nous régaler des bons petits plats du restaurant

 

Nos amis Aveyronnais étant toujours à Imourane, ils nous invitent à faire halte et passer la soirée avec d'autres voyageurs qui habitent le même village en Aveyron. Ils sont de voyage au Maroc et remontent vers le Portugal

Nous passons une très bonne soirée et comme à l’habitude nous dormons dans notre camion sur le parking et dans leur cellule clémenson sur Nissan Navara pour les Aveyronnais.

 

Nous retrouvons nos amis Chantal et Denis comme prévu  à Essaouira, le camping est complet nous nous installons sur l’aire de camping car gardé et payante en bordure d’océan à l’entrée de la ville.

Ballade dans la médina, quelques achats, petits restos sympas. Nos amis partent pour Oualydia, nous nous retrouverons à l’Araignée gourmande.

Dans la galerie la Kasbah nous retrouvons les magnifiques tableaux de peinture « Gnaouas « que nous connaissons bien. Voila 10 ans nous avions acheté un grand tableau d’un peintre pas très connu Tabal. Depuis il a fait beaucoup d’expositions et ses tableaux sont très appréciés et de renommée mondiale.

Mr Tabal est âgé et pas en très bonne santé, il se repose dans sa maison des environs d’Essaouira.

Le directeur de la galerie accepte de nous donner le nom du village ou se repose Mr Tabal, nous décidons d’y passer. Pas facile de trouver l’habitation, nous arrivons à l’improviste, nous sommes très bien reçu par le fils de Mr Tabal qui est étudiant, nous sommes samedi il est venu rendre visite à son papa.

C’est autour d’un thé et des petits gâteaux que Mr Tabal nous reçoit. Nous lui montrons la photo de notre tableau, il s’en souvient très bien, il avait eu beaucoup d’inspirations à l’époque pour peindre ce grand tableau. Il nous manque un album souvenir ou ce tableau figure en bonne place avant que nous l’achetions. Nous échangeons nos coordonnées pour rester en contact

http://www.galerielakasbah.com/

 

Essaouira

 

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Chez Mr Tabal

 

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Mr Tabal dans son atelier devant un petit tableau.

 

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Ah, l’hospitalité Marocaine ! Accepter d’ouvrir sa porte à 2 étrangers alors que l’on est en train de se reposer.

C’est donc à Oualydia que nous retrouvons nos amis Chantal et Danis. Une bonne surprise également, les amis Aveyronnais rencontrés à Imourane sont garés sur l’aire de camping car.

C’est tout les 6 que nous irons passer la soirée au restaurant l’araignée gourmande.

 

Nous faisons étape dans un camping connu par Chantal et Denis à Moulay Bousselham .

Camping tranquille, bonne étape avant de rallier le port de Tanger Med.

 

L’embarquement sur le Ferry se fait sans problème avec un peu de retard, changement d’heure et nous arrivons  à Algésiras vers 20 h.

Passage à la Douane pour faire tamponner nos carnets ATA de retour sur le territoire de la communauté Européen.

 

Comme à l’aller c’est le parking Guttiériez qui nous servira de parking et nous dinons dans un restaurant à proximité.

 

Nos amis Aveyronnais vont prolonger leur vacances au Portugal, Chantal et Denis sont attendus par des amis dans un camping au Portugal, pour nous les pieds en Europe, le voyage est terminé nous regagnons Limoges avec la tête remplie des bons souvenirs de Guirobé  et la satisfaction de la mission accomplie.

Lorsque je vois le bonheur des enfants qui apprécient d’être dans leur village et à l’école, ils ne nous demandent plus de venir avec nous.

 

Quel bonheur lorsqu’un soir nous voyons arriver un couple d’adolescents nous saluer. Ils nous connaissent, nous ne les reconnaissons pas, c’est des anciens élèves de l’école, ils ont pu suivre les cours d’Augustin et de Mané dans de bonnes conditions grâce aux actions de l’association. Ils sont en apprentissage chez un patron pour devenir mécanicien et ambitionne de monter leur propre atelier à Kidira, le travail ne manque pas dans ce domaine.

L’enseignement de qualité qu’ils ont reçu leur permet d’avoir de l’ambition d’une part et de pouvoir aider leurs parents dans les démarches administratives.

 

Que dire également des lycéennes et lycéens, de l’universitaire qui sont reconnaissants des aides et soutien de l’association et surtout de leur ambition à travailler dans leur pays pour leur pays : Mission accomplie !

 

Toutes ces actions e Bienfaisance ne seraient possibles sans votre soutien et vos dons généreux. Nous ne manquons jamais une occasion de rappeler au village que les membres de  l’association les amis de guirobé sont tous solidaires et que sans eux, ces actions ne seraient pas réalisées.

L'association comprend des membres donateurs qui sont de l'aventure depuis le début en 2007, d'autres membres une ou deux années seulement, chacun fait en fonction de ses envies et de ses moyens.

 

Je suis chargé de vous transmettre les remerciements les plus sincères de l’ensemble des bénéficiaires des actions que l’association réalise.

 

Remerciements tout particuliers aux généreux donateurs pour l'année 2015 : Philippe et Yolande, Chantal et Hervé, Danielle, Claude, Eric et isabelle, Grégory, Jacques et Nicole, Chantal et Denis, Amélia et Jean, Geneviève et Bernard, Najet et Pierre, Josette et la BAP, Marie- Agnès et Bob. Franck, Mireille, Marie- Pierre et Alain.

 

Nous n'avons pas encore collecté beaucoup de dons pour l'année 2016. Les temps sont difficiles pour chacun d'entre nous. Néanmoins, je compte sur votre solidarité pour poursuivre l'action engagée auprès de cette région du Sénégal Oriental et principalement à l'éducation et l'enseignement depuis 9 ans. 

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 Je vous donne rendez vous pour le compte rendu de notre prochain voyage, 2017. Cela fera 10 ans que nous avons entrepris avec votre aide cette mission.

J’en profiterai de faire un bilan le plus exhaustif possible. je vous retracerai la genèse de cette aventure, les objectifs et les actions significatives et enfin les résultats obtenus au cours de ces 10 ans.

 

Jacques

 

 

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20/08/2016
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